WISHON 590DIH, un

WISHON 590DIH, un « driving iron » bluffant !

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Depuis quelques années, on voit de plus en plus de joueurs professionnels utiliser ce qu’il est désormais convenu d’appeler des « driving irons », longs fers avec des semelles larges (rappelant un bois ou un hybride) proposés en principe dans des lofts allant de 24° à 16° selon les fabricants.

L’occasion pour nous de présenter le modèle lancé par Tom Wishon, baptisé 590DIH, disponible en numéro 2 (18°), numéro 3 (21°) et numéro 4 (24°), et de voir en quoi il est unique sur cette « niche » en principe réservée aux très bons joueurs, en tout cas des joueurs disposant d’une vitesse de club suffisante pour tirer profit de ce type d’outil.

Mais tout d’abord, faisons un petit rappel historique du matériel !

Depuis les débuts du golf, les fabricants ont presque toujours proposé des longs fers avec des lofts très fermés.

On se souvient notamment du fabuleux coup de fer 1 de Jack Nicklaus à l’US Open de Pebble Beach, en 1972, sur le trou numéro 17 (par 3 de 200 mètres au bord de l’océan) :

De la taille d’un timbre poste, ces longs fers forgés réservés à l’élite professionnelle vont permettre à PING de se faire un nom avec le modèle « EYE 2 », beaucoup plus tolérant, avec une large semelle, que beaucoup de pros de l’époque (années 80-90) vont utiliser, soit pour des mises en jeu étroites, soit pour des seconds coups de par 5, remplaçant ainsi leur bois 7 ou bois 5.

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Et puis les années 2000 arrivent et voient l’apparition des « hybrides » ou « Rescues » (le premier hybride de Taylor Made sort en 2002).

En l’espace de 5 ans ces outils condamnent les longs fers à une mort certaine, car ils sont nettement plus faciles à jouer (centre de gravité rabaissé, MOI plus important, montage sur shafts graphite plus légers …).

Les pros des circuits suivent la tendance et abandonnent progressivement leurs fer 1 et 2, parfois fer 3, et les remplacent par des hybrides 2,3 voire 4. Dans les sacs des amateurs il devient de plus en plus rare de voire des fers au delà du 5.

Et puis vient l’année 2012 et la victoire de Ernie Els au British Open devant Adam Scott.

Cette victoire sera remarquée par les coups de longs fers (2, 3 et 4) du sud-africain dans le vent, que son sponsor Callaway venait juste de lancer, baptisés « prototype Utility X ». Ernie Els aura, selon Callaway, les paroles suivantes après sa victoire « où sont les autres fers pour compléter la série ? »

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Cette victoire marquera les esprits des experts en matériel car elle fut bien la preuve qu’il y avait bel et bien une « niche » pour les amateurs de longs fers, et que les hybrides avaient, aussi, leurs limites.

Sans surprise, les années suivantes furent marquées par une « mode » autour des driving irons, toutes les grandes marques sortant leur modèle, notamment le « Rapture » de chez PING, les « FliHI » de Mizuno, etc … encore en service aujourd’hui.

Alors, faut il jouer un hybride ou un « driving iron » ?

Il n’y a pas de réponse définitive à cette question, bien sûr. En fait, il faut voir les avantages et inconvénients de chacun, et choisir en fonction.

Commençons par les avantages et inconvénients des hybrides.

Il ressort de nos fittings et des retours de golfeurs que l’hybride est un club vraiment facile à jouer, et ce quel que soit le niveau. Il est facile car il permet de lever la balle plus facilement qu’un fer (de loft équivalent) de par son centre de gravité , et il est aussi facile à jouer sur tee que fairway, et dans le rough jusqu’à une certaine mesure. Enfin, il est plus court qu’un bois (40 » en moyenne contre 42 ») et comme vous le savez presque (!) tous déjà, plus un manche est long, et plus il est statistiquement difficile de centrer parfaitement et régulièrement la balle.

Pour toutes ces raisons, les femmes en particulier aiment beaucoup leurs hybrides, et je préconise pour certaines des séries comme la 730CL de WISHON qui sont des séries de bois et d’hybride, jusqu’au numéro 9 (42° de loft).

Les inconvénients de l’hybride pour moi se situent à deux niveaux :

  • des trajectoires trop hautes pour certains joueurs qui les rendent difficiles sur des terrains type « links » ou des météos dans le vent où il devient difficile de maitriser le vol et la roule de balle 
  • la plus grande difficulté de jouer avec les effets (draw, fade) qu’un fer de même loft, car un fer a une face plane et un hybride, une face bombée comme un bois (voir sur mon site : bulge et roll).

L’utilisation d’un « driving iron » est donc à recommander pour ceux qui font des balles trop hautes à l’hybride, et/ou ceux qui cherchent à mieux maitriser leur trajectoire et leurs effets.

Maintenant, venons en au modèle de Tom Wishon, le 590DIH, et voyons en quoi ce modèle est unique par rapport à ses concurrents :

  • c’est le seul driving iron du marché à avoir un diamètre au hosel de .335 et non .370 ; autrement dit, c’est une tête de fer qui peut être jouée dans un shaft de bois. Ce fut la volonté de Tom Wishon, dès le départ : permettre à des joueurs de vitesse modérée de pouvoir jouer un long fer, car un shaft de .335 autorise un poids plus léger et un flex beaucoup plus souple que n’importe quel shaft de fer en .370
  • mais cette tête peut, sur demande, être ramenée à un diamètre de .370, ce qui autorise aux gros frappeurs de garder des trajectoires très basses sur un shaft acier ou graphite de leur choix (en général dans les 90 / 100 grammes).
  • Seule tête du marché enfin à disposer d’une face fine, HS 300, assurant un COR maximum légal, sur un corps forgé permettant de changer les lofts de +/- 2° et les angles de lie de +/-2° également, pour un fitting optimal.

590DIH-2015-specEn résumé, le 590 DIH de Tom Wishon est donc le seul driving iron du marché à pouvoir s’adapter à tout type de golfeur.

En outre, il vient parfaitement compléter soit le modèle 771Csi, soit le fameux modèle « STERLINGs » à taille constante.

Pour l’exemple, j’ai fitté récemment deux joueurs sénior à vitesse lente / modérée sur un fer 4 590DIH avec des shafts de moins de 60 grammes : leurs retours sont très positifs (« aussi long qu’un hybride, mais plus maniable »).

Quant à moi, le fer 2 (18°) vient de remplacer mon vieil hybride Titleist (17°) que j’avais dans le sac depuis 7 ans au moins. Il est 5 mètres plus long en moyenne et avec une trajectoire bien plus pénétrante.

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Pour en savoir plus, n’hésitez pas à nous contacter !

 

  1. clara

    Bonjour, merci pour votre analyse .j aimerai savoir à partir de quelle vitesse de swing on peut envisager de jouer un fer2/3 comme ceux évoqués ds votre article (j’ai des sterling sera wishon fait un boulot incroyable) .
    Merci par avance.
    Bonne continuation.

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