De la bonne longueur de vos clubs

De la bonne longueur de vos clubs

Lors d’un fitting, la première variable à analyser selon moi est la longueur des clubs.

En effet, trouver la bonne longueur pour un golfeur aura une incidence sur :

  • la posture, qui se doit d’être aussi athlétique que possible
  • l’équilibre du club : un club raccourci va perdre du poids en tête et un club rallongé va prendre du poids en tête.Par exemple : pour un demi inch en moins, c’est 3 points de swingweight en moins
  • le lie : l’angle formé par la semelle du club avec le sol
  • la flexibilité du shaft : un club raccourci sera plus rigide et un club rallongé sera plus souple

J’ai récemment eu en fitting un golfeur qui s’était fait raccourcir ses clubs d’un pouce sans avoir été re-équilibrés. Conséquence : des clubs beaucoup trop légers en tête et avec des shafts trop raides, entrainant des problèmes de tempo et de régularité (dispersion des coups).

Pour trouver la bonne longueur de club, la technique de la mesure poignet-sol reste une valeur sûre. C’est en tout cas un très bon point de départ qui sera ensuite affiné selon la posture dynamique du golfeur.

Cette mesure doit se faire sur un sol plan et rigide, avec des chaussures de sport (sans crampons). Tenez vous bien droit, pieds légèrement écartés, les épaules bien droites et parallèles au sol, les bras bien relachés le long du corps. Puis demandez à un ami (ne le faites pas tout seul!) de mesurer la longueur du poignet jusqu’au sol (bras droit si vous êtes gaucher et bras gauche si vous êtes droitier) comme indiqué sur la photo suivante :

WTF1

Une fois que vous connaissez votre mesure poignet sol, il faut incorporer votre taille pour le calcul et se reporter au tableau suivant :

Height-Wrist-to-Floor-Charts

Vous avez donc une première base pour la longueur de vos clubs (le tableau vous donne la base : longueur de fer 7).

Par exemple, vous mesurez 1m68 (5’6 ») et avez une longueur poignet sol de 30 » : votre fer 7 devra avoir une longueur de 36.5 ».

Celle ci sera à peaufiner selon votre posture : un golfeur qui a une préférence pour se tenir droit pourra jouer des clubs rallongés, et un golfeur qui aime à se pencher pourra jouer des clubs raccourcis.

Pour les golfeurs junior, il existe d’autres mesures (en fonction de la taille et du poids) résumées dans le tableau suivant :

tableau_junior

Enfin, selon Tom Wishon (47 ans d’expérience en clubfitting et clubmaking) ce tableau n’est valable que pour les fers et les hybrides.

Pour les bois de parcours et le driver (sans parler du putter) il faut davantage se fier aux points suivants :

  • pour les golfeurs au slice chronique, il est préférable de jouer des bois et driver raccourcis (44,25 » environ pour un driver pour homme)
  • seuls les golfeurs au tempo fluide et capables de jouer en draw pourront vraiment bénéficier de bois rallongés (jusqu’à 45 » pour un driver pour homme)
  • Nous rappelons toutefois que la moyenne de driver sur le PGA est de 44,5 », soit bien en dessous des standards vendus actuellement en boutique.

Pour toute question sur cette thématique : arnaud@33golflab.com

La saga KBS continue !

En 2019, la célèbre marque de shafts acier s’est lancée dans le graphite, le dernier modèle en date étant le KBS TD wood shaft, des shafts pour driver et bois de parcours. L’occasion pour nous de revenir sur cette marque dans cet article.

KBS a été fondée aux USA en 2008 par le designer Kim Braly, lui donnant son nom (Kim Braly Signature). Le but dès le départ était de créer les meilleurs shafts acier pour professionnels et amateurs dans le monde entier. Très vite, la marque au label rouge est reconnue pour un « smooth feel » (sensations douces) par rapport à ses concurrents (True Temper, Rifle, Nippon, …).

Tous les prototypes de shafts KBS sont testés sur le PGA Tour avant d’être validés et lancés sur le marché, disponibles au grand public. IL y a environ 150 joueurs professionnels qui jouent avec des shafts KBS aujourd’hui, les plus célèbres étant Phil Mickelson, Justin Rose, Ricky Fowler, Dustin Johnson, Adam Scott, Kyle Stanley, …

La gamme de shafts KBS n’a eu de cesse de s’étoffer depuis 2008, l’idée étant de pouvoir fournir un shaft performant pour chaque type de golfer, du junior au professionnel du Tour.

KBS TOUR

C’est le premier shaft lancé par la marque en 2008, et encore très utilisé par de nombreux professionnels. Sa trajectoire est « mid » avec un contact très doux. Son poids varie en fonction du flex, de 110 grammes en Regular à 130 grammes en Xtra stiff.

KBS TOUR 90

Un shaft de 95 grammes environ qui se veut « high launh, high spin » donc pour les golfeurs qui cherchent une trajectoire de balle plus haute.

KBS TOUR 105

Lancé plus récemment, ce shaft vient se positionner entre le TOUR et le TOUR 90.

KBS TOUR V

Lancé en 2012, ce shaft de 100 grammes environ (en flex Regular) est une évolution du TOUR, avec moins de spin pour une trajectoire plus tendue.

KBS C-TAPER

Ce shaft a été conçu pour les joueurs voulant baisser leur trajectoire et taux de spin. Il se distingue visuellement par une finition mate brossée. Comme toujours le poids évolue en fonction du flex, de 110 grammes en Regular à 130 grammes en Xtra stiff.

KBS C-TAPER Lite

Une version plus légère du précédent, avec un faible spin mais uns trajectoire plus haute que le C-TAPER.

KBS S-TAPER

Une évolution du KBS TOUR, avec moins de spin.

KBS TOUR FLT

FLT pour « flighted », c’est à dire des shafts avec une trajectoire plus basse du fer 8 au PW, et une trajctoire plus haute du fer 7 au fer 4.

KBS 560 & 580

Un shaft conçu spécifiquement pour les juniors de haut niveau qui préfèreront l’acier au graphite. Environ 70 grammes pour le 560 et 80 grammes pour le 580, trajectoire haute.

KBS WEDGE

Un shaft pour wedge conçu pour avoir des sensations identiques au KBS TOUR.

KBS HI REV 2,0

Un shaft conçu pour des wedges avec plus de spin et plus de hauteur de balle.

KBS 610 WEDGE

Un shaft de wedge conçu à l’opposé du précédent, pour des approches plus « tendues » avec moins de spin autour des greens.

KBS TGI

Premier shaft graphite lancé par la marque en 2019, avec la volonté d’avoir les mêmes sensations que l’acier TOUR. Disponible en plusieurs grammages, de 50 grammes à 110 grammes.

KBS MAX GRAPHITE IRON

Deuxième modèle de shaft graphite pour fers, disponible de 45 à 85 grammes, avec une trajectoire haute. Un shaft conçu pour les vitesses de swing lentes à modérées.

KBS TD wood

Lancé en Octobre 2019, et visant clairement le marché des shafts pour drivers « premium » (prix public de 325 USD), ce shaft disponible de 40 à 80 grammes se veut « mid launch, low spin ».

STERLINGS : l’heure du bilan !

Voici déjà deux ans que les clubs STERLINGS, série de fers à taille unique , sont sortis sur le marché. Et le succès est au rendez-vous dans de nombreux pays !

Deux ans et l’occasion pour nous de dresser un premier bilan, basé sur l’observation (en fitting) mais surtout les retours d’expérience des nombreux golfeurs venus nous voir pour le montage de leur série sur mesure.

1 Les avantages des fers STERLINGS (Tom WISHON) taille unique 

  • simplification considérable du swing avec toujours le même plan de swing, la même posture, la même position de la balle dans le stance, le même chemin de club et le même angle d’attaque. Donc un swing beaucoup plus répétitif. Comme le montre le dessin ci-dessous :

en rouge : série de fers traditionnelle

en bleu : série de fers STERLING

 

  • des sensations identiques pour tous les clubs : même poids global, même équilibre (swingweight), même flexibilité des shafts, même point de flexion des shafts, même « lie ». Tout cela déterminé durant un fitting complet avec un clubmaker expérimenté.
  • une frappe plus régulière : davantage de centrage de balle ce qui équivaut à une meilleure compression de balle (voir croquis ci-dessous) :

en blanc : fer 5 traditionnel

en bleu : fer 5 STERLING

 

  • Moins de dispersion latérale et en distance. Sachant que la probabilité de rentrer un putt augmente de façon exponentielle avec la distance au trou, cette diminution de la dispersion a une incidence considérable sur le score au putting
  • réduction des grattes et des top grâce à la même posture et plan de swing, notamment au chipping car le lie est identique sur tous les fers
  • un étalonnage (distance) parfaitement cohérent entre les fers
  • la possibilité de montage sur mesure à taille de fer 8 (36,5 pouces) ou 36,75 ou 37 (fer 7) ou 37,5 en fonction des morphologies
  • Une progression du scoring beaucoup plus rapide pour les débutants et golfeurs moyens qui ne se débattent plus avec leur fers tous différents
  • la possibilité de commander au clubmaker des fers à l’unité et de compléter au fur et à mesure la série si besoin. Les STERLINGS sont disponibles du fer 4 jusqu’au lob wedge, pour droitier et gaucher
  • Un design des têtes calibré pour « plaire » à une majorité de golfeurs de tous niveaux (semelle ni trop fine ni trop épaisse, offset dans la moyenne)
  • les STERLINGS sont disponibles en version droitier et gaucher

 

2 Mise en garde sur les STERLINGs

  • le temps d’adaptation à des clubs de même taille, demandant une phase de practice voire des cours avec un enseignant pour bien mettre en place sa posture et son swing
  • le bruit métallique des fer 7 et au delà avec une face trampoline au COR maximum (0,83) qui peut surprendre au début
  • les golfeurs à faible vitesse (femmes, séniors) devront sans doute s’arréter au fer 7 ou fer 6, et compléter leur série avec des hybrides conventionnels ou des bois de parcours pour s’assurer d’un bon étalonnage. Seul un fitting élaboré permet de le dire. Mais on peut arguer que cette problématique est la même avec une série de longueur traditionnelle (difficulté de « lever » un fer 6, 5 ou 4 et de gagner en distance par rapport à un fer 7).
  • Alors que beaucoup d’utilisateurs apprécient le confort des wedges de même longueur que les autres fers, certains, au contraire, préféreront, notamment pour les Lob wedge et Sand wedge, une longueur plus traditionnelle.

 

En résumé, les STERLINGs ne sont pas une panacée. On peut parfaitement leur préférer des séries à longueurs plus traditionnelles et exceller avec de tels fers, mais il est certain que, pour la très grande majorité des golfeurs, ils sont d’un apport considérable dans l’amélioration du jeu et du plaisir que l’on en tire.

Et, après tout, n’est-ce pas quand même cela qui compte ?

Source pour les images : Golfaidreviews.org, mai 2019

 

Pour toute question sur cette série révolutionnaire :

Arnaud (Bordeaux) : arnaud@33golflab.com

 

Nouveautés 2019

Voici quelques nouveautés sorties courant 2019 et disponibles chez 33GOLFLAB :

  • putting : le célèbre designer Tom WISHON lance 4 modèles de putters baptisés « cavity black », 1 lame et 3 maillets, customisables en longueur, lie et loft après fitting. La cavité permet d’augmenter le Moment d’inertie de la tête et ainsi pardonner davantage les décentrages. 
  • fers : nous travaillons désormais avec la marque japonaise GRINDWORKS qui a lancé notamment le modèle DP-2, spécialement conçu pour les séniors à vitesse lente et modérée. Tête très puissante et forgée (douceur à l’impact) facile à jouer, pour tous niveaux. Pour en savoir plus sur ce modèle voici le lien fabricant : http://en.grindworks.jp/products/grindworks-forged-dual-pocket-iron/
  • hybride : Tom WISHON a conçu une tête d’hybride qui glisse beaucoup mieux dans le rough (système de rails sous la semelle) et très facile à jouer sur fairway. C’est le modèle 318RS que vous pouvez visualiser ici : http://wishongolf.com/designs/hybrid-irons/318rs-hybrid-irons/
  • le shaft UST Mamiya « HELIUM » a été conçu avec des matériaux très légers mais supers résistants, augmentant la stabilité à l’impact. Un shaft à recommander pour les séniors en quête à la fois de distance ET de stabilité. Poids : 55 grammes. Flex : A (senior) et R (regular)
  • la célèbre marque de shafts KBS lance un shaft en graphite pour fers de très haute performance, baptisé « MAX GRAPHITE ». 4 poids disponibles : 55/65/75/85
  • AEROTECH lance un nouveau modèle de SteelFiber (mélange de graphite et de fibre d’acier) baptisé Steelfiber FC (pour « flight control »). Par rapport au Steelfiber classique, c’est une trajectoire plus haute qui est au rendez vous. 
  • TRUE TEMPER lance un shaft acier de 95 grammes baptisé « ELEVATE » qui comme son nom l’indique est un shaft pour trajectoire plus haute. Ce shaft combine également une technologie de suppression des vibrations (que l’on peut reprocher parfois à l’acier). Un shaft idéal pour les golfeurs à vitesse modérée qui préfèrent l’acier au graphite. Disponible en flex Regular.
  • le leader des grips de putters, SUPERSTROKE, revoit toute sa gamme de grips, baptisés « TRAXION », en différentes tailles. A noter le modèle « CLAW » conçu spécifiquement pour ceux qui utilisent un grip en pince.

 

Pour toute info sur ces produits, contactez nous par email ou par téléphone. 

Innovations shafts / 2018

Innovations shafts pour 2018

Par Arnaud MAURIN / 33GOLFLAB

Cet article n’a pas pour vocation de présenter la liste exhaustive des nouveautés produits par fabriquant, mais de présenter certaines innovations intéressantes en cette année 2018.

  1. La technologie AMT (Ascending Mass Technology)

amtQu’est ce que c’est ?

Lorsqu’on scrute les shafts présents dans un sac classique, on s’aperçoit que les poids sont rangés de façon croissante. Ainsi on trouvera du 50/60 grammes en moyenne pour un driver, 60/80 grammes pour des bois de parcours, 70/90 pour des hybrides, 90/120 pour une série de fers et 100/130 pour des wedges et le putter.

Mais si l’on isole une série de fers, cette logique n’est pas respectée. Ainsi tous les shafts dits « parallèles » (.370) sont des shafts à poids descendant (descending mass), et la majorité des shafts dits « taper » (.355) sont à poids constant. Par exemple le XP95 qui va peser 95 grammes précisément du fer 4 au PW, ou le Steelfiber CW (« constant weight »).

True Temper sort donc des shafts à poids croissants dits AMT pour 2018, disponibles en 3 catégories de poids :

  • AMT ROUGE : de 94 à 106 grammes, trajectoire globale haute
  • AMT BLACK : de 94 à 116 grammes, trajectoire globale mid
  • AMT BLANC : de 102 à 130 grammes, trajectoire globale basse

Pour quel type de joueur ?

Ces shafts offrent une alternative intéressante pour le joueur qui aura tendance à avoir une trajectoire trop basse sur les longs fers et trop haute sur les petits fers. La technologie AMT permet de « lisser » la hauteur de balle entre chaque club.

Est ce vraiment nouveau ?

Non. Cette technologie ou plutôt « philosophie » existe depuis longtemps mais n’a jamais vraiment ouvert ses portes au grand public. Ainsi la marque AEROTECH avait sorti en 2010 le shaft « player » qui était un AMT mais a vite été retiré de la vente, sans doute pour des raisons commerciales (demande trop faible, coût de fabrication élevé).

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  1. Les fibres en titane

Qu’est ce que c’est ?

La marque AEROTECH, spécialisée dans les fibres d’acier (avec son modèle culte, le Steelfiber, disponible pour les fers, les hybrides, et désormais les bois) lance en 2018 un shaft pour bois à base de fibres en titane. On connait le bénéfice du titane sur les faces de drivers et bois de parcours : extrême légèreté, grande résistance aux chocs, optimisation du COR (coef. De restitution). C’est ce bénéfice que la marque américaine a pu développer sur des shafts, promettant une dispersion des coups grandement améliorée, voire un gain en distance de par sa légèreté.

Ce shaft est disponible en version PRO (60 grammes) et TOUR (70 grammes) en plusieurs flex correspondant à des vitesses de swing différentes (voir tableau ici : https://aerotechgolfshafts.com/wp-content/uploads/TiFiber-Swing-Speed-Chart.pdf

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Pour quel type de joueur ?

Tout joueur souhaitant améliorer la dispersion de ses mises en jeu.

Est ce vraiment nouveau ?

Le KUROKAGE dual core TINi comporte un tip renforcé en titane, mais AEROTECH pousse la démarche plus loin avec un shaft entièrement composé d’alliages graphite / titane, du butt jusqu’au tip.

 

 

 

 

  1. L’ultra léger

Qu’est ce que c’est ?

La tendance de ces dix dernières années a été pour beaucoup dans l’allègement des shafts.

La marque japonaise NIPPON s’est ainsi établie comme le référent des shafts acier légers avec le modèle culte 850GH. Puis est apparu il y a 4 ans le ZELOS7 (73 grammes) et cette année voit le lancement du ZELOS6 (67 grammes), repoussant encore les limites de l’ultra léger dans l’acier.

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Côté graphite, MITSUBISHI CHEMICALS sort le BASSARA GB29, shaft fabriqué au Japon pesant 30 grammes (fibre baptisée : MR70). Disponible en flex Lite et Regular.

Pour quel type de joueur ?

Pour tout joueur (femme, sénior, junior principalement) souhaitant plus de distance et/ou plus de hauteur de balle, ainsi qu’un comfort optimum en termes de vibrations.

Est ce vraiment nouveau ?

Oui.

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Le driver parfait n’existe pas

par Arnaud Maurin

Septembre 2017

Bon, le titre n’est peut être pas le meilleur : le driver parfait peut exister, mais cela demanderait à un clubmaker de tester environ 1,5 millions de combinaisons possibles pour un golfeur en particulier.

Nous ferons le calcul plus tard.

Mais tout d’abord, qu’est ce qu’un driver parfait ? Après tout, y a t-il un vin parfait ? Un swing de golf parfait ? Une parfaite entreprise où travailler ?

Cela peut sembler trivial mais c’est précisément là où les choses sont si difficiles lors d’un fitting.

Mais disons, pour simplifier, que le driver parfait serait celui qui envoie la balle le plus loin, et le plus droit. On peut penser que ce serait la réponse de 95% des golfeurs, et que seuls une poignée répondraient « celui avec lequel je peux donner des effets à la balle » ou « celui qui donne le plus de roule » ou « celui qui a le meilleur son à l’impact ».

Retour au calcul des combinaisons.

Après 7 ans de fitting et de clubmaking pour des golfeurs de tous horizons et tous niveaux, je peux affirmer sans hésiter que le driver est le club le plus dur à fitter.

Pourquoi ? Car justement c’est celui dont les combinaisons sont si élevées par rapport aux autres clubs.

Voici ces combinaisons.

LONGUEUR

Sujet très débatu ! La longueur maximale autorisée est de 48 inches, qu’utilisent les compétiteurs de long drive. Longueur moyenne en boutique : 45 ». longueur moyenne sur le PGA américain : 44,5 ». Ricky Fowler (2017) : 43,75 ». Moyenne sur le PGA dans les années 70 : environ 43 »

Cela fait un gap de 5 ». Si l’on résonne de demi inches en demi inches, cela donne 11 combinaisons.

La longueur du driver a une influence forte sur la distance, la précision, et le feeling.

LOFT

Paramètre clé dans la distance et la hauteur de balle : quel loft optimal devrions nous jouer ? La réponse est à la fois simple (si l’on raisonne en portée de balle pure) et compliquée (si l’on raisonne avec la portée et la roule de balle).

Les lofts sur les faces de driver peuvent varier de 8° (je ne prends pas en compte les lofts de 5° et en dessous des champions de long drive) jusqu’à 15°. Cela fait déjà beaucoup de combinaisons.

Mais, ce n’est pas si simple !

D’abord, car les lofts sur un driver ne sont pas constant : la face est bombée du haut vers le bas (« roll ») et on peut tout à fait avoir des écarts de 7° en bas de la face, 10,5° au milieu, et 14° en haut de la face … pour un driver estampillé « 10,5° ». Donc, en fonction de l’endroit où vous tapez la balle, le résultat ne sera pas le même !

A ma connaissance, il n’existe qu’un seul driver sur le marché à avoir une face avec loft constant.

Ensuite, car la réalité de la fabrication ds têtes en masse montre que tous les modèles ont des marges de tolérance : lorsqu’on mesure un driver marqué « 10,5 », au milieu de la face, on peut tout a fait avoir des écarts allant de 8 à 12°

Pour simplifier, disons qu’il y a donc au moins 10 combinaisons possibles de loft sur un driver.

FACE ANGLE (angle de face)

Ce paramètre a une influence imporante sur la direction des coups : de 2° fermé à 2° ouvert, lequel correspond le mieux à votre swing ?

Ici aussi, nous avons environ 10 combinaisons.

LIE ANGLE (angle de lie)

Ce paramètre n’est pas aussi important que sur des fers, la plupart des drivers varient de 58° à 60°.

Mais, pour des golfeurs très grands, ou très petits, il peut s’avérer important en termes de précision.

Prenons 5 combinaisons, de 2° flat à 2° upright.

POIDS DU SHAFT

La tendance, depuis que j’ai démarré mon activité, a été des shafts de driver de plus en plus légers … En 2017 il y a désormais des shafts en dessous de 40 grammes ! Mais « léger » n’est pas pour tout le monde. Il peut aider certains golfeurs à générer plus de vitesse, mais sera un mauvais choix pour d’autres.

Si l’on se base de 10 en 10 grammes, de 40 à 80, nous avons 5 autres combinaisons.

FLEX DU SHAFT

Paramètre tellement débatu … et à raison, quand on sait que les fabricants de shafts n’ont pas les mêmes désignations de modèle à modèle … qu’est ce qu’un Regular ? Un Stiff ? Il n’existe pas de norme scientifique à ce jour pour cette codification, et il n’y en aura probablement jamais .

Si l’on démarre à L2 (ladies square) jusqu’à XXStiff … cela fait au moins10 combinaisons.

PROFIL DU SHAFT

La répartition de la rigidité est différente de shaft à shaft : Stiff en butt, soft en tip, stiff en tip … la liste est très longue ! Combien de combinaisons ? J’avoue ne pas savoir. Prenons en 10 pour simplifier.

SWINGWEIGHT

L’équilibre pour un driver peut aller d’environ C3 à D5 : 13 combinaisons supplémentaires.

Si nous devions arrêter les combinaisons possibles ici, nous avons déjà plus de 1,5 millions de choix possibles.

Mais on peut ajouter à l’équation :

  • le poids de la tête (de 190 à 210 grammes)
  • le centre de gravité qui influence le moment d’inertie, le launch, le spin
  • le COR (coef. of restitution) : la plupart des faces de driver sont aujourd’hui à la limite des 0,830, mais il existe encore ds tolérances de fabrication d’une tête à l’autre
  • le poids du grip : de 25 à 80 grammes
  • les contre poids : de 20 à 80 grammes
  • le point de flexion du shaft : bas, mid, haut
  • le torque du shaft : from 2° to 6°
  • etc …

J’espère que cet article permettra au lecteur de mieux comprendre la difficulté de comparer une marque de driver A contre une marque B, à moins de connaître les différents paramètres qui les composent. Beaucoup de « reviews » sur internet sur tel ou tel nouveau driver sont intéressantes, mais ne mentionnent pas suffisamment de paramètres (sur le loft réel, les caractéristiques de shaft …) pour un comparatif vraiment précis.

En tant que clubmaker, je dirai à un golfeur souhaitant améliorer ou changer de driver :

  • de bien faire vérifier certains paramètres clés (longueur, équilibre, loft réel, poids,;;;)
  • de ne pas prendre pour « argent comptant » ce que vous lisez sur votre driver, notamment le loft inscrit sur la semelle

Mais surtout, je lui dirai de prendre le temps de bien définir les pistes d’amélioration de son driver :

  • un driver qui donne plus de portée de balle ?
  • un driver qui donne plus de roule ?
  • un driver qui disperse moins ?
  • un driver qui réduise une tendance au slice / hook ?
  • un driver plus « comfortable » ?
  • un driver mieux adapté à tel type de terrain ? (mou, sec, étroit, …) ?

Il faut rester humble et ne choisir que une ou deux options.Sinon, on risque vraiment de passer à côté de « son » meilleur » driver.

arnaud@33golflab.com

The perfect driver does not exist

Written by Arnaud Maurin, independent clubmaker & clubfitter , owner of 33GOLFLAB

October 2017

OK, let me rephrase the title (it took me a while to find one) : the perfect driver MAY exist. But it would require a clubmaker to test about 1,5 million possible combinations for one particular golfer.

We will do the math later.

But, first and foremost … what IS a perfect driver ? After all, is there a perfect wine ? A perfect golf swing ? A perfect company to work for ?

This may sound trivial but it is precisely where it gets so tricky and difficult during a fitting. But, for the sake of the argument, let’s assume that the perfect driver would be the one that goes the furthest, and straightest. My humble guess is, if asked, this would be the answer from 95% of golfers in the world. I think only a fraction of golfers would spontaneously say « the one that I can shape the ball easily with : draw / fade, low / high » or « the one that gives me the more roll », or « the one that has the best sound at impact ».

Now, back to the math.

After 7 years of clubfitting and clubmaking for golfers of all skills and profiles, I can say without a doubt that the driver is, by far, the most difficult club to fit in a bag.

Why ? Because it is the only club for which the combinations are so important.

So, let’s take these combinations one by one.

LENGTH

Very much debated, and lots of research on this one … The maximum legal length for a driver is 48 », as used by the long drive competitors. Average found in a shop : 45 ». Average on the PGA Tour since 2010 : around 44,5 ». Shawn Clement : 44,25 ». Ricky Fowler (2017) : 43,75 ». Average on the PGA TOUR in the 70s : around 43 » …

This is a 5 » gap. 30 points of swingweight. If we think in terms of half inches, we have 11 possible combinations.

Needless to say, length has an obvious impact on : distance, accuracy, and feel.

LOFT

This is a huge one on distance and launch : what loft should you be playing ? The answer is both simple and intricate (simple if we think in terms of carry in the air, more intricate if we add the « roll » in the equation).

Lofts on most driver heads can vary from 8° (I am not taking into account the long drivers, with lofts starting at 5° and even below) to 15°. This is already a lot of combinations.

But it is … again … not so simple !

First, because there is a « roll » on driver heads : your 10,5° driver head may well have a loft of 7° at the bottom, 10,5° in the center, and 14° at the top. So, depending on where you strike the ball … not the same result. To my knowledge, there is only one driver head that has a constant roll, meaning a loft that remains about the same from top to bottom.

Secondly, because the reality of manufacturing driver heads shows that not all models of the same brand actually have the same loft that you see on them. Meaning : a « 10,5° model X » can vary pretty much between 8° to 12° (again, when measured in the center of the face).

For the sake of this argument, let’ say we have about 10 possible combinations as far as loft is concerned.

FACE ANGLE

This parameter will have an important influence on trajectory : from 2° closed to 2° open, which one suits your game better ?

Here we have, also, about 10 more combinations.

LIE ANGLE

This parameter is not as important as it is for irons, and most driver heads vary from 58° to 60°. But, for some golfers (very tall, or very short) it may become more important for accuracy, and trajectory.

Let’s assume 5 combinations, from 2° flat to 2° upright.

SHAFT WEIGHT

The trend, since I started building clubs, has been lighter and lighter … in 2017 we can witness driver shafts below 40 grams ! I have seen with my own eyes a 28 grams prototype from a Japanese company that has never been released, but pretty much MIGHT in a few years, considering how fast the trend is going. But again, light is not for everyone. It can be good for some golfers to gain distance, but detrimental to many others.

If we do the maths with only 10 grams increments, strating at 40 and ending at 80, we have at least 5 more combinations.

SHAFT FLEX

Probably the most debated one … and rightly so, when we understand that shaft manufacturers have different flex designations … after all, what is a Regular ? A Stiff ? An extra Stiff ? There is NO scientific norm in this industry, and probably will never be.

Starting at L2 (ladies square) all the way up to XXStiff … that’s at least 10 combinations.

SHAFT BEND PROFILE

Not a comprehensive list ! Butt stiff, soft mid, soft tip, stiff tip, butt soft … we all have heard these combinations. How many ? I have to confess that I don’t know.

Let’s take 10, otherwise, we could have a headache very soon.

SWINGWEIGHT

From C3 to D5 : 13 combinations of feel …

Well, if I were to stop here, we would already have more than 1,5 million possible combinations.

But we could add in the equation :

  • the head weight (from 190 grams to 210 grams)
  • the center of gravity (expressed in millimiters), which impacts the MOI, the launch, the spin
  • the COR (coef. Of restitution) : most heads are now at the limit of 0,830 but some heads have more COR than others, again, because of manufacturing processes and tolerances
  • the grip weight : from 25 to 80 grams
  • counterweights : from 20 to 80 grams
  • the bulge of the face : some variations (in degrees) from head to head
  • the bend point of a shaft : mid, high or low
  • the torque of the shaft : from 2° to 6°
  • etc …

I truly hope this article will « open the eyes » of so many golfers who, year in and year out, think that BRAND X has come up with the NEW best driver.

I see so many reviews on the web about « new driver A » or « driver A Vs. Driver B » that are interesting, but these reviews almost always fail to mention the actual loft, the length, the weight,the swingweight and so on … how is it possible, then, to make any fair comparison ?

As a clubmaker, I would say this to a golfer who wants to have a good driver, or wants to improve his current driver :

  • have your driver checked by a skilled person (length, loft, face angle,weight, …)
  • do not trust what you read on the face and on the shaft : have your loft measured for instance, and your shaft CPM’ed (shaft frequency). Just ask for basic numbers !

But most importantly … tell the person (fitter/salesman) precisely what would be YOUR perfect driver :

  • a driver that gives more distance overall (carry + roll)
  • a driver that gives more roll
  • a driver that gives more carry
  • a driver that gives a better dispersion
  • a driver that feels more comfortable
  • a driver that reduces a pull / slice … tendency
  • etc …

Be humble, only chose one or two options !

For more info :

arnaud@33golflab.com

Conversations avec Tom WISHON (3)

Septembre 2017.

Interview réalisée entre minuit et deux heures du matin : Bordeaux / Durango (Colorado), suite à mon article sur les innovations de Tom qui ont boulversé l’industrie du golf de ces 20 dernières années : « http://33golflab.com/wp/2017/09/rendez-cesar-ce-appartient-cesar/ »

J’ai posé plusieurs questions posées à Tom … je vous donne une réponse livrée ici en exclusivité. Pour les autres, elles resteront à jamais gravées dans mon coeur.

Bonne lecture !

(Traduction française )

ARNAUD : Tom, si tu devais te projeter dans le passé … quelle fut ta plus grande création ?

TOM : Cela me prendrait beaucoup de temps pour répondre à cette question … je peux certainement en citer quelques unes qui me viennent à l’esprit ce soir, mais depuis que j’ai créé plus de 350 « design » de têtes depuis 1986, je risque d’en oublier pas mal car ça se bouscule un peu dans ma tête ! Alors, si je devais en citer juste une, là, maintenant : ce serait la découverte de la façon de pouvoir pousser le COR (Coef. de Restitution) au maximum légal sur des têtes de bois de parcours, d’hybrides et de fers … 10 ans avant que les « grandes » marques puissent le faire. C’était au début des années 2000. Lorsque l’USGA et le R&A ont acté la limite de COR en 1998, la limite ne concernait que les drivers, pas les bois de parcours ni les hybrides, parce que l’USGA et tous les autres croyaient que cela ne serait jamais possible d’atteindre cette limite, à part sur des faces de drivers. Ils pensaient tous qu’il fallait une face suffisamment grande pour le faire, pour pouvoir permettre à la face d’avoir un effet trampoline.

Mais, j’avais acquis suffisamment d’expérience en métallurgie pour savoir comment le faire sur des faces plus petites, et même sur une face de fer.

Un des moments les plus drôles de ma carrière fut lorsque je reçus les résultats pour mon prototype de bois de parcours, le 515GT. Le bois 3 prototype avait un COR de 0.845, le bois 5 un COR de 0.837 et le bois 7 un COR de 0.830.

Je savais pertinemment que l’USGA n’avait écrit la règle que pour les drivers avec un loft inférieur ou égal à 15°. Je savais pertinemment que la règle ne mentionnait ni les bois de parcours, ni les hybrides, ni les fers. Et, lorsque je reçus ces résultats de test, j’étais inquiet de ce qu’allait dire l’USGA. J’ai donc appelé Dick Rugge, un ancien cadre de TAYLOR MADE, qui était alors Directeur de l’USGA. Je lui ai demandé de façon un peu naïve si la règle de la limite de COR n s’appliquait qu’aux drivers … à sa voix, je pouvais deviner qu’il avait compris où je voulais en venir.

Il me répondit alors :  » l’USGA ne CROIT PAS qu’aucun de vous les gars puissent fabriquer des têtes de bois de parcours avec un COR maximum. Mais si vous y arrivez, et si nous trouvons que vous êtes capable de le faire, alors nous étendrons la limite de COR de 0.830 à TOUS les clubs de golf« .

J’ai donc du demander à mes métallurgistes de faire des faces plus épaisses avec mon modèle 515GT pour qu’ils ne dépassent pas le COR de 0.830. Et ce fut après que ce modèle fut mis en vente que l’USGA décida de changer la règle du COR et de la rendre automatique à tous les clubs.

VERSION ORIGINALE :

ARNAUD : Tom, looking back … What would say was your greatest design ?

TOM : It would take me some time to really think about what I believe would be the best design(s) that I created in my career.  I certainly can name some that come to mind right away.  but I think that since I have designed over 350 different head models since 1986, I will forget some that if I had the time might come back to me as being pretty special.   At any rate, just off the top of my head now :

Discovering how to design and make the first high COR fairway woods, hybrids and irons and introducing these models at least 10 yrs before any of the big companies did the same.  This was in the early 2000s.   When the USGA/R&A enacted the COR limit in 1998, the rule was first written to be for drivers only.  Not for fwy woods or hybrids or irons, because the USGA and everyone else believed that it would only be possible to reach the COR limit in the rules with drivers.  They all believed that you had to have a face area as large as a driver to be able to make the face flex enough to achieve a high COR.  It was my knowledge of the metallurgy and its principles related to face flexing that showed me how to make a high COR with a small face area such as on a fwy wood or hybrid or iron.   

One of the most fun moments I had in my career was when I got the first COR test results back from the production foundry for the old model 515GT fwy woods.  The 3w had a COR of 0.845, the 5 wood was 0.837 and the 7 wood was 0.830.  I knew the USGA rule for the COR limit clearly stated back then that the 0.830 limit was only for drivers up to 15* loft.  The rule said nothing about fairway woods or any other clubhead.   

So when I got these COR test results from the factory for the 515GRT woods, I was worried about what the USGA might do.  So I called the USGA’s technical director at the time who was Dick Rugge, a former technical officer with Taylor Made.  I asked Dick if the rule was only for drivers or for any clubhead with a loft below 15*.   I could tell Dick was guessing what was behind my question when he responded to say. . . . . « The USGA does not believe that any of you guys can design heads of the size of a fairway wood with a high COR.  but if you do, and if we find that you do, we will extend the COR rule to cover all clubheads. »  

So I had the factory very slightly increase the face thickness of the 3w and 5w so they would not be over the 0.830 COR limit.  And it was after this model came out that the USGA changed the COR rule to make it include all clubheads and not just drivers up to a 15* loft.  

 

Give back to Caesar what is Caesar’s (english version)

By Arnaud Maurin, independent clubfitter & clubmaker (Bordeaux, FRANCE)

Tom Whishon, club builder and fitter

Tom Whishon, club builder and fitter

We all know this famous verse from Mark 12 : 17 : « Then Jesus said to them, « Give back to Caesar what is Caesar’s and to God what is God’s. » And they were amazed at him ».

In France (I don’t know about the other countries!) it is very common to hear or use this quote when we want to pay tribute (« rendre hommage », in french) to someone’s original work, creations, innovations.

In the golf industry, which I’ve been working for 7 years now as an independent clubfitter & clubmaker, it is yet very rare to find articles or reviews that pay a tribute, or a fair tribute to say the least, to the very people (golf designers) who are truly the ones behind innovations.

Even worse, some people or companies have gotten people (golfers from all levels) to believe that they are the ones behind innovations … « repetition is persuasion » is a famous quote from one of the « popes » of advertizing (I believe it was Ted Bates?) , and I felt it was my duty to try, at my own and very small scale, to educate some golfers who are willing to listen and maybe change their mindset.

So, tonight, I have a particular thought for all the golfers, men & women alike, who have come to see me and are now playing clubs that were designed by Tom Wishon, and who tell me that sometimes they are mocked during a round by their partners who tell them « what the hell is that brand ? ».

For these golfers, since I do not have a million dollars to spend on advertizing, I would like to give them some insight , some FACTS I should say, on what Tom has achieved in terms of innovation, over the last 20 years.

So that the next time they play, they will be proud to inform the disinformed.

To date, I believe Tom has more than 50 different significant clubhead design technology firsts (the following list gives some benchmarks only).

In 2016, he decided to semi-retire but I know that he is still working hard to push more innovations forward so that any golfer can enjoy the game just a fraction more.

DRIVER & WOOD DESIGNS

1994 : First wooden driver head to exceed 250cc in volume

1996 : First heel weighted draw bias metal wood driver for fade reduction or draw enhancement

1997 : First metal woodhead to exceed 350cc in volume

1997 : First metal wood with titanium cup-face construction

2000 : First USGA C.O.R. non-conforming driver with steel alloy face construction

2004 : First driver with constant roll face design (CRT) for more consistent launch angle

2004 : First driver with a center of gravity more than 40mm behind the face for higher launch angle with higher ball speed

2004 : first fairway wood to reach the legal COR limit of 0.830

2006 : First « illegal » Driver to achieve a COR of 0.900 (foreign markets)

2008 : first hybrid to reach the legal COR limit of 0.830

IRON & WEDGE DESIGNS

1995 : First set of ironheads with all CNC machined faces

1999 : First titanium iron with bi-metal construction

2000 : First Thin Face Forged Steel Set of Irons

2007 : First Wedges With a CNC Milled Face Combined with Micro-Groove Scorelines for Increased Backspin

2009 : First Set of Irons with Variable Thickness Titanium Face with a COR tested at 0,829 (R&A)

If you wish to contact me for more info on the subject :

arnaud@33golflab.com

Rendez à César ce qui appartient à César !

Tom Whishon, club builder and fitter

Cette allocution, que l’on retrouve dans le Nouveau Testament (« Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu »), est désormais devenue expression courante pour exprimer le mérite que l’on doit attribuer d’une chose (son origine) à son auteur.

Dans le monde du golf, il est hélas bien rare que l’on rende hommage à ceux qui sont à l’origine de véritables innovations. Pire, certains arrivent à s’en attribuer l’origine à force de matraquage publicitaire : « repetition is persuasion » disait ainsi Ted Bates, un des fondateurs de la théorie publicitaire.

Alors pour ceux qui parmi vous jouent des clubs de Tom Wishon, et dont les partenaires de jeu parfois se moquent en disant « c’est quoi cette marque ? », voici quelques repères chronologiques qui leur permettront j’espère, à leur prochaine partie, de leur donner de quoi réfléchir… la liste décrite ci-dessous n’est pas exhaustive ! A ce jour, Tom a accumulé 50 brevets qui le placent en tête, et de loin, de toutes les innovations majeures dans le domaine de l’équipement de golf de ces 20 dernières années. Tom est en pré-retraite depuis 2017 mais je sais qu’il travaille toujours à de nouvelles innovations !

DRIVER DESIGN

1994 : première tête de driver en bois persimon avec un volume supérieur à 250cc

1996 : première tête de driver avec un système de poids au talon pour renforcer le draw

1997 : première tête de driver en métal avec un volume supérieur à 350cc

1997 : premier driver avec une face trampoline « cup face » en titane

2000 : premier driver « illégal » dépassant la limite légale de COR de 0,830 (pour la marque Snake Eyes)

2001 : premier driver avec une face de loft constante (Constant Roll Technology) pour homogénéiser l’angle de lancement

2004 : premier driver avec un centre de gravité reculé de plus de 40mm en arrière de la face pour augmenter l’angle de lancement

2006 : premier driver « illégal » à dépasser un COR de 0,900

IRON & WEDGE DESIGN

1995 : premières têtes de fer à utiliser le procédé « CNC Milled »

1997 : premières têtes de fer à utiliser une face en titane pour plus d’effet trampoline

2000 : premières têtes avec un corps forgé et face fine pour plus d’effet trampoline

2007 : premier wedge CNC Milled à utiliser des « micro rainures » pour augmenter le backspin

2010 : premières têtes de fers forgés à s’approcher de la limite légale de 0,830 de COR

FAIRWAY & Hybrid DESIGN

1995 : premier bois de parcours à utiliser une ferrule adaptable pour changer l’angle de la face et le lie 

1998 : première tête de bois de parcours à utiliser du « maraging steel » pour augmenter le COR

2004 : premier bois de parcours à atteindre la limite de 0,830 de COR

2008 : premier hybride avec un COR maximum légal de 0,830 et un shaft de bois de 0,335

 

Pour toute question relative à ce sujet : arnaud@33golflab.com

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