Innovations shafts / 2018

Innovations shafts / 2018

Innovations shafts pour 2018

Par Arnaud MAURIN / 33GOLFLAB

Cet article n’a pas pour vocation de présenter la liste exhaustive des nouveautés produits par fabriquant, mais de présenter certaines innovations intéressantes en cette année 2018.

  1. La technologie AMT (Ascending Mass Technology)

amtQu’est ce que c’est ?

Lorsqu’on scrute les shafts présents dans un sac classique, on s’aperçoit que les poids sont rangés de façon croissante. Ainsi on trouvera du 50/60 grammes en moyenne pour un driver, 60/80 grammes pour des bois de parcours, 70/90 pour des hybrides, 90/120 pour une série de fers et 100/130 pour des wedges et le putter.

Mais si l’on isole une série de fers, cette logique n’est pas respectée. Ainsi tous les shafts dits « parallèles » (.370) sont des shafts à poids descendant (descending mass), et la majorité des shafts dits « taper » (.355) sont à poids constant. Par exemple le XP95 qui va peser 95 grammes précisément du fer 4 au PW, ou le Steelfiber CW (« constant weight »).

True Temper sort donc des shafts à poids croissants dits AMT pour 2018, disponibles en 3 catégories de poids :

  • AMT ROUGE : de 94 à 106 grammes, trajectoire globale haute
  • AMT BLACK : de 94 à 116 grammes, trajectoire globale mid
  • AMT BLANC : de 102 à 130 grammes, trajectoire globale basse

Pour quel type de joueur ?

Ces shafts offrent une alternative intéressante pour le joueur qui aura tendance à avoir une trajectoire trop basse sur les longs fers et trop haute sur les petits fers. La technologie AMT permet de « lisser » la hauteur de balle entre chaque club.

Est ce vraiment nouveau ?

Non. Cette technologie ou plutôt « philosophie » existe depuis longtemps mais n’a jamais vraiment ouvert ses portes au grand public. Ainsi la marque AEROTECH avait sorti en 2010 le shaft « player » qui était un AMT mais a vite été retiré de la vente, sans doute pour des raisons commerciales (demande trop faible, coût de fabrication élevé).

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  1. Les fibres en titane

Qu’est ce que c’est ?

La marque AEROTECH, spécialisée dans les fibres d’acier (avec son modèle culte, le Steelfiber, disponible pour les fers, les hybrides, et désormais les bois) lance en 2018 un shaft pour bois à base de fibres en titane. On connait le bénéfice du titane sur les faces de drivers et bois de parcours : extrême légèreté, grande résistance aux chocs, optimisation du COR (coef. De restitution). C’est ce bénéfice que la marque américaine a pu développer sur des shafts, promettant une dispersion des coups grandement améliorée, voire un gain en distance de par sa légèreté.

Ce shaft est disponible en version PRO (60 grammes) et TOUR (70 grammes) en plusieurs flex correspondant à des vitesses de swing différentes (voir tableau ici : https://aerotechgolfshafts.com/wp-content/uploads/TiFiber-Swing-Speed-Chart.pdf

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Pour quel type de joueur ?

Tout joueur souhaitant améliorer la dispersion de ses mises en jeu.

Est ce vraiment nouveau ?

Le KUROKAGE dual core TINi comporte un tip renforcé en titane, mais AEROTECH pousse la démarche plus loin avec un shaft entièrement composé d’alliages graphite / titane, du butt jusqu’au tip.

 

 

 

 

  1. L’ultra léger

Qu’est ce que c’est ?

La tendance de ces dix dernières années a été pour beaucoup dans l’allègement des shafts.

La marque japonaise NIPPON s’est ainsi établie comme le référent des shafts acier légers avec le modèle culte 850GH. Puis est apparu il y a 4 ans le ZELOS7 (73 grammes) et cette année voit le lancement du ZELOS6 (67 grammes), repoussant encore les limites de l’ultra léger dans l’acier.

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Côté graphite, MITSUBISHI CHEMICALS sort le BASSARA GB29, shaft fabriqué au Japon pesant 30 grammes (fibre baptisée : MR70). Disponible en flex Lite et Regular.

Pour quel type de joueur ?

Pour tout joueur (femme, sénior, junior principalement) souhaitant plus de distance et/ou plus de hauteur de balle, ainsi qu’un comfort optimum en termes de vibrations.

Est ce vraiment nouveau ?

Oui.

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Le driver parfait n’existe pas

par Arnaud Maurin

Septembre 2017

Bon, le titre n’est peut être pas le meilleur : le driver parfait peut exister, mais cela demanderait à un clubmaker de tester environ 1,5 millions de combinaisons possibles pour un golfeur en particulier.

Nous ferons le calcul plus tard.

Mais tout d’abord, qu’est ce qu’un driver parfait ? Après tout, y a t-il un vin parfait ? Un swing de golf parfait ? Une parfaite entreprise où travailler ?

Cela peut sembler trivial mais c’est précisément là où les choses sont si difficiles lors d’un fitting.

Mais disons, pour simplifier, que le driver parfait serait celui qui envoie la balle le plus loin, et le plus droit. On peut penser que ce serait la réponse de 95% des golfeurs, et que seuls une poignée répondraient « celui avec lequel je peux donner des effets à la balle » ou « celui qui donne le plus de roule » ou « celui qui a le meilleur son à l’impact ».

Retour au calcul des combinaisons.

Après 7 ans de fitting et de clubmaking pour des golfeurs de tous horizons et tous niveaux, je peux affirmer sans hésiter que le driver est le club le plus dur à fitter.

Pourquoi ? Car justement c’est celui dont les combinaisons sont si élevées par rapport aux autres clubs.

Voici ces combinaisons.

LONGUEUR

Sujet très débatu ! La longueur maximale autorisée est de 48 inches, qu’utilisent les compétiteurs de long drive. Longueur moyenne en boutique : 45 ». longueur moyenne sur le PGA américain : 44,5 ». Ricky Fowler (2017) : 43,75 ». Moyenne sur le PGA dans les années 70 : environ 43 »

Cela fait un gap de 5 ». Si l’on résonne de demi inches en demi inches, cela donne 11 combinaisons.

La longueur du driver a une influence forte sur la distance, la précision, et le feeling.

LOFT

Paramètre clé dans la distance et la hauteur de balle : quel loft optimal devrions nous jouer ? La réponse est à la fois simple (si l’on raisonne en portée de balle pure) et compliquée (si l’on raisonne avec la portée et la roule de balle).

Les lofts sur les faces de driver peuvent varier de 8° (je ne prends pas en compte les lofts de 5° et en dessous des champions de long drive) jusqu’à 15°. Cela fait déjà beaucoup de combinaisons.

Mais, ce n’est pas si simple !

D’abord, car les lofts sur un driver ne sont pas constant : la face est bombée du haut vers le bas (« roll ») et on peut tout à fait avoir des écarts de 7° en bas de la face, 10,5° au milieu, et 14° en haut de la face … pour un driver estampillé « 10,5° ». Donc, en fonction de l’endroit où vous tapez la balle, le résultat ne sera pas le même !

A ma connaissance, il n’existe qu’un seul driver sur le marché à avoir une face avec loft constant.

Ensuite, car la réalité de la fabrication ds têtes en masse montre que tous les modèles ont des marges de tolérance : lorsqu’on mesure un driver marqué « 10,5 », au milieu de la face, on peut tout a fait avoir des écarts allant de 8 à 12°

Pour simplifier, disons qu’il y a donc au moins 10 combinaisons possibles de loft sur un driver.

FACE ANGLE (angle de face)

Ce paramètre a une influence imporante sur la direction des coups : de 2° fermé à 2° ouvert, lequel correspond le mieux à votre swing ?

Ici aussi, nous avons environ 10 combinaisons.

LIE ANGLE (angle de lie)

Ce paramètre n’est pas aussi important que sur des fers, la plupart des drivers varient de 58° à 60°.

Mais, pour des golfeurs très grands, ou très petits, il peut s’avérer important en termes de précision.

Prenons 5 combinaisons, de 2° flat à 2° upright.

POIDS DU SHAFT

La tendance, depuis que j’ai démarré mon activité, a été des shafts de driver de plus en plus légers … En 2017 il y a désormais des shafts en dessous de 40 grammes ! Mais « léger » n’est pas pour tout le monde. Il peut aider certains golfeurs à générer plus de vitesse, mais sera un mauvais choix pour d’autres.

Si l’on se base de 10 en 10 grammes, de 40 à 80, nous avons 5 autres combinaisons.

FLEX DU SHAFT

Paramètre tellement débatu … et à raison, quand on sait que les fabricants de shafts n’ont pas les mêmes désignations de modèle à modèle … qu’est ce qu’un Regular ? Un Stiff ? Il n’existe pas de norme scientifique à ce jour pour cette codification, et il n’y en aura probablement jamais .

Si l’on démarre à L2 (ladies square) jusqu’à XXStiff … cela fait au moins10 combinaisons.

PROFIL DU SHAFT

La répartition de la rigidité est différente de shaft à shaft : Stiff en butt, soft en tip, stiff en tip … la liste est très longue ! Combien de combinaisons ? J’avoue ne pas savoir. Prenons en 10 pour simplifier.

SWINGWEIGHT

L’équilibre pour un driver peut aller d’environ C3 à D5 : 13 combinaisons supplémentaires.

Si nous devions arrêter les combinaisons possibles ici, nous avons déjà plus de 1,5 millions de choix possibles.

Mais on peut ajouter à l’équation :

  • le poids de la tête (de 190 à 210 grammes)
  • le centre de gravité qui influence le moment d’inertie, le launch, le spin
  • le COR (coef. of restitution) : la plupart des faces de driver sont aujourd’hui à la limite des 0,830, mais il existe encore ds tolérances de fabrication d’une tête à l’autre
  • le poids du grip : de 25 à 80 grammes
  • les contre poids : de 20 à 80 grammes
  • le point de flexion du shaft : bas, mid, haut
  • le torque du shaft : from 2° to 6°
  • etc …

J’espère que cet article permettra au lecteur de mieux comprendre la difficulté de comparer une marque de driver A contre une marque B, à moins de connaître les différents paramètres qui les composent. Beaucoup de « reviews » sur internet sur tel ou tel nouveau driver sont intéressantes, mais ne mentionnent pas suffisamment de paramètres (sur le loft réel, les caractéristiques de shaft …) pour un comparatif vraiment précis.

En tant que clubmaker, je dirai à un golfeur souhaitant améliorer ou changer de driver :

  • de bien faire vérifier certains paramètres clés (longueur, équilibre, loft réel, poids,;;;)
  • de ne pas prendre pour « argent comptant » ce que vous lisez sur votre driver, notamment le loft inscrit sur la semelle

Mais surtout, je lui dirai de prendre le temps de bien définir les pistes d’amélioration de son driver :

  • un driver qui donne plus de portée de balle ?
  • un driver qui donne plus de roule ?
  • un driver qui disperse moins ?
  • un driver qui réduise une tendance au slice / hook ?
  • un driver plus « comfortable » ?
  • un driver mieux adapté à tel type de terrain ? (mou, sec, étroit, …) ?

Il faut rester humble et ne choisir que une ou deux options.Sinon, on risque vraiment de passer à côté de « son » meilleur » driver.

arnaud@33golflab.com

The perfect driver does not exist

Written by Arnaud Maurin, independent clubmaker & clubfitter , owner of 33GOLFLAB

October 2017

OK, let me rephrase the title (it took me a while to find one) : the perfect driver MAY exist. But it would require a clubmaker to test about 1,5 million possible combinations for one particular golfer.

We will do the math later.

But, first and foremost … what IS a perfect driver ? After all, is there a perfect wine ? A perfect golf swing ? A perfect company to work for ?

This may sound trivial but it is precisely where it gets so tricky and difficult during a fitting. But, for the sake of the argument, let’s assume that the perfect driver would be the one that goes the furthest, and straightest. My humble guess is, if asked, this would be the answer from 95% of golfers in the world. I think only a fraction of golfers would spontaneously say « the one that I can shape the ball easily with : draw / fade, low / high » or « the one that gives me the more roll », or « the one that has the best sound at impact ».

Now, back to the math.

After 7 years of clubfitting and clubmaking for golfers of all skills and profiles, I can say without a doubt that the driver is, by far, the most difficult club to fit in a bag.

Why ? Because it is the only club for which the combinations are so important.

So, let’s take these combinations one by one.

LENGTH

Very much debated, and lots of research on this one … The maximum legal length for a driver is 48 », as used by the long drive competitors. Average found in a shop : 45 ». Average on the PGA Tour since 2010 : around 44,5 ». Shawn Clement : 44,25 ». Ricky Fowler (2017) : 43,75 ». Average on the PGA TOUR in the 70s : around 43 » …

This is a 5 » gap. 30 points of swingweight. If we think in terms of half inches, we have 11 possible combinations.

Needless to say, length has an obvious impact on : distance, accuracy, and feel.

LOFT

This is a huge one on distance and launch : what loft should you be playing ? The answer is both simple and intricate (simple if we think in terms of carry in the air, more intricate if we add the « roll » in the equation).

Lofts on most driver heads can vary from 8° (I am not taking into account the long drivers, with lofts starting at 5° and even below) to 15°. This is already a lot of combinations.

But it is … again … not so simple !

First, because there is a « roll » on driver heads : your 10,5° driver head may well have a loft of 7° at the bottom, 10,5° in the center, and 14° at the top. So, depending on where you strike the ball … not the same result. To my knowledge, there is only one driver head that has a constant roll, meaning a loft that remains about the same from top to bottom.

Secondly, because the reality of manufacturing driver heads shows that not all models of the same brand actually have the same loft that you see on them. Meaning : a « 10,5° model X » can vary pretty much between 8° to 12° (again, when measured in the center of the face).

For the sake of this argument, let’ say we have about 10 possible combinations as far as loft is concerned.

FACE ANGLE

This parameter will have an important influence on trajectory : from 2° closed to 2° open, which one suits your game better ?

Here we have, also, about 10 more combinations.

LIE ANGLE

This parameter is not as important as it is for irons, and most driver heads vary from 58° to 60°. But, for some golfers (very tall, or very short) it may become more important for accuracy, and trajectory.

Let’s assume 5 combinations, from 2° flat to 2° upright.

SHAFT WEIGHT

The trend, since I started building clubs, has been lighter and lighter … in 2017 we can witness driver shafts below 40 grams ! I have seen with my own eyes a 28 grams prototype from a Japanese company that has never been released, but pretty much MIGHT in a few years, considering how fast the trend is going. But again, light is not for everyone. It can be good for some golfers to gain distance, but detrimental to many others.

If we do the maths with only 10 grams increments, strating at 40 and ending at 80, we have at least 5 more combinations.

SHAFT FLEX

Probably the most debated one … and rightly so, when we understand that shaft manufacturers have different flex designations … after all, what is a Regular ? A Stiff ? An extra Stiff ? There is NO scientific norm in this industry, and probably will never be.

Starting at L2 (ladies square) all the way up to XXStiff … that’s at least 10 combinations.

SHAFT BEND PROFILE

Not a comprehensive list ! Butt stiff, soft mid, soft tip, stiff tip, butt soft … we all have heard these combinations. How many ? I have to confess that I don’t know.

Let’s take 10, otherwise, we could have a headache very soon.

SWINGWEIGHT

From C3 to D5 : 13 combinations of feel …

Well, if I were to stop here, we would already have more than 1,5 million possible combinations.

But we could add in the equation :

  • the head weight (from 190 grams to 210 grams)
  • the center of gravity (expressed in millimiters), which impacts the MOI, the launch, the spin
  • the COR (coef. Of restitution) : most heads are now at the limit of 0,830 but some heads have more COR than others, again, because of manufacturing processes and tolerances
  • the grip weight : from 25 to 80 grams
  • counterweights : from 20 to 80 grams
  • the bulge of the face : some variations (in degrees) from head to head
  • the bend point of a shaft : mid, high or low
  • the torque of the shaft : from 2° to 6°
  • etc …

I truly hope this article will « open the eyes » of so many golfers who, year in and year out, think that BRAND X has come up with the NEW best driver.

I see so many reviews on the web about « new driver A » or « driver A Vs. Driver B » that are interesting, but these reviews almost always fail to mention the actual loft, the length, the weight,the swingweight and so on … how is it possible, then, to make any fair comparison ?

As a clubmaker, I would say this to a golfer who wants to have a good driver, or wants to improve his current driver :

  • have your driver checked by a skilled person (length, loft, face angle,weight, …)
  • do not trust what you read on the face and on the shaft : have your loft measured for instance, and your shaft CPM’ed (shaft frequency). Just ask for basic numbers !

But most importantly … tell the person (fitter/salesman) precisely what would be YOUR perfect driver :

  • a driver that gives more distance overall (carry + roll)
  • a driver that gives more roll
  • a driver that gives more carry
  • a driver that gives a better dispersion
  • a driver that feels more comfortable
  • a driver that reduces a pull / slice … tendency
  • etc …

Be humble, only chose one or two options !

For more info :

arnaud@33golflab.com

Conversations avec Tom WISHON (3)

Septembre 2017.

Interview réalisée entre minuit et deux heures du matin : Bordeaux / Durango (Colorado), suite à mon article sur les innovations de Tom qui ont boulversé l’industrie du golf de ces 20 dernières années : « http://33golflab.com/wp/2017/09/rendez-cesar-ce-appartient-cesar/ »

J’ai posé plusieurs questions posées à Tom … je vous donne une réponse livrée ici en exclusivité. Pour les autres, elles resteront à jamais gravées dans mon coeur.

Bonne lecture !

(Traduction française )

ARNAUD : Tom, si tu devais te projeter dans le passé … quelle fut ta plus grande création ?

TOM : Cela me prendrait beaucoup de temps pour répondre à cette question … je peux certainement en citer quelques unes qui me viennent à l’esprit ce soir, mais depuis que j’ai créé plus de 350 « design » de têtes depuis 1986, je risque d’en oublier pas mal car ça se bouscule un peu dans ma tête ! Alors, si je devais en citer juste une, là, maintenant : ce serait la découverte de la façon de pouvoir pousser le COR (Coef. de Restitution) au maximum légal sur des têtes de bois de parcours, d’hybrides et de fers … 10 ans avant que les « grandes » marques puissent le faire. C’était au début des années 2000. Lorsque l’USGA et le R&A ont acté la limite de COR en 1998, la limite ne concernait que les drivers, pas les bois de parcours ni les hybrides, parce que l’USGA et tous les autres croyaient que cela ne serait jamais possible d’atteindre cette limite, à part sur des faces de drivers. Ils pensaient tous qu’il fallait une face suffisamment grande pour le faire, pour pouvoir permettre à la face d’avoir un effet trampoline.

Mais, j’avais acquis suffisamment d’expérience en métallurgie pour savoir comment le faire sur des faces plus petites, et même sur une face de fer.

Un des moments les plus drôles de ma carrière fut lorsque je reçus les résultats pour mon prototype de bois de parcours, le 515GT. Le bois 3 prototype avait un COR de 0.845, le bois 5 un COR de 0.837 et le bois 7 un COR de 0.830.

Je savais pertinemment que l’USGA n’avait écrit la règle que pour les drivers avec un loft inférieur ou égal à 15°. Je savais pertinemment que la règle ne mentionnait ni les bois de parcours, ni les hybrides, ni les fers. Et, lorsque je reçus ces résultats de test, j’étais inquiet de ce qu’allait dire l’USGA. J’ai donc appelé Dick Rugge, un ancien cadre de TAYLOR MADE, qui était alors Directeur de l’USGA. Je lui ai demandé de façon un peu naïve si la règle de la limite de COR n s’appliquait qu’aux drivers … à sa voix, je pouvais deviner qu’il avait compris où je voulais en venir.

Il me répondit alors :  » l’USGA ne CROIT PAS qu’aucun de vous les gars puissent fabriquer des têtes de bois de parcours avec un COR maximum. Mais si vous y arrivez, et si nous trouvons que vous êtes capable de le faire, alors nous étendrons la limite de COR de 0.830 à TOUS les clubs de golf« .

J’ai donc du demander à mes métallurgistes de faire des faces plus épaisses avec mon modèle 515GT pour qu’ils ne dépassent pas le COR de 0.830. Et ce fut après que ce modèle fut mis en vente que l’USGA décida de changer la règle du COR et de la rendre automatique à tous les clubs.

VERSION ORIGINALE :

ARNAUD : Tom, looking back … What would say was your greatest design ?

TOM : It would take me some time to really think about what I believe would be the best design(s) that I created in my career.  I certainly can name some that come to mind right away.  but I think that since I have designed over 350 different head models since 1986, I will forget some that if I had the time might come back to me as being pretty special.   At any rate, just off the top of my head now :

Discovering how to design and make the first high COR fairway woods, hybrids and irons and introducing these models at least 10 yrs before any of the big companies did the same.  This was in the early 2000s.   When the USGA/R&A enacted the COR limit in 1998, the rule was first written to be for drivers only.  Not for fwy woods or hybrids or irons, because the USGA and everyone else believed that it would only be possible to reach the COR limit in the rules with drivers.  They all believed that you had to have a face area as large as a driver to be able to make the face flex enough to achieve a high COR.  It was my knowledge of the metallurgy and its principles related to face flexing that showed me how to make a high COR with a small face area such as on a fwy wood or hybrid or iron.   

One of the most fun moments I had in my career was when I got the first COR test results back from the production foundry for the old model 515GT fwy woods.  The 3w had a COR of 0.845, the 5 wood was 0.837 and the 7 wood was 0.830.  I knew the USGA rule for the COR limit clearly stated back then that the 0.830 limit was only for drivers up to 15* loft.  The rule said nothing about fairway woods or any other clubhead.   

So when I got these COR test results from the factory for the 515GRT woods, I was worried about what the USGA might do.  So I called the USGA’s technical director at the time who was Dick Rugge, a former technical officer with Taylor Made.  I asked Dick if the rule was only for drivers or for any clubhead with a loft below 15*.   I could tell Dick was guessing what was behind my question when he responded to say. . . . . « The USGA does not believe that any of you guys can design heads of the size of a fairway wood with a high COR.  but if you do, and if we find that you do, we will extend the COR rule to cover all clubheads. »  

So I had the factory very slightly increase the face thickness of the 3w and 5w so they would not be over the 0.830 COR limit.  And it was after this model came out that the USGA changed the COR rule to make it include all clubheads and not just drivers up to a 15* loft.  

 

Give back to Caesar what is Caesar’s (english version)

By Arnaud Maurin, independent clubfitter & clubmaker (Bordeaux, FRANCE)

Tom Whishon, club builder and fitter

Tom Whishon, club builder and fitter

We all know this famous verse from Mark 12 : 17 : « Then Jesus said to them, « Give back to Caesar what is Caesar’s and to God what is God’s. » And they were amazed at him ».

In France (I don’t know about the other countries!) it is very common to hear or use this quote when we want to pay tribute (« rendre hommage », in french) to someone’s original work, creations, innovations.

In the golf industry, which I’ve been working for 7 years now as an independent clubfitter & clubmaker, it is yet very rare to find articles or reviews that pay a tribute, or a fair tribute to say the least, to the very people (golf designers) who are truly the ones behind innovations.

Even worse, some people or companies have gotten people (golfers from all levels) to believe that they are the ones behind innovations … « repetition is persuasion » is a famous quote from one of the « popes » of advertizing (I believe it was Ted Bates?) , and I felt it was my duty to try, at my own and very small scale, to educate some golfers who are willing to listen and maybe change their mindset.

So, tonight, I have a particular thought for all the golfers, men & women alike, who have come to see me and are now playing clubs that were designed by Tom Wishon, and who tell me that sometimes they are mocked during a round by their partners who tell them « what the hell is that brand ? ».

For these golfers, since I do not have a million dollars to spend on advertizing, I would like to give them some insight , some FACTS I should say, on what Tom has achieved in terms of innovation, over the last 20 years.

So that the next time they play, they will be proud to inform the disinformed.

To date, I believe Tom has more than 50 different significant clubhead design technology firsts (the following list gives some benchmarks only).

In 2016, he decided to semi-retire but I know that he is still working hard to push more innovations forward so that any golfer can enjoy the game just a fraction more.

DRIVER & WOOD DESIGNS

1994 : First wooden driver head to exceed 250cc in volume

1996 : First heel weighted draw bias metal wood driver for fade reduction or draw enhancement

1997 : First metal woodhead to exceed 350cc in volume

1997 : First metal wood with titanium cup-face construction

2000 : First USGA C.O.R. non-conforming driver with steel alloy face construction

2004 : First driver with constant roll face design (CRT) for more consistent launch angle

2004 : First driver with a center of gravity more than 40mm behind the face for higher launch angle with higher ball speed

2004 : first fairway wood to reach the legal COR limit of 0.830

2006 : First « illegal » Driver to achieve a COR of 0.900 (foreign markets)

2008 : first hybrid to reach the legal COR limit of 0.830

IRON & WEDGE DESIGNS

1995 : First set of ironheads with all CNC machined faces

1999 : First titanium iron with bi-metal construction

2000 : First Thin Face Forged Steel Set of Irons

2007 : First Wedges With a CNC Milled Face Combined with Micro-Groove Scorelines for Increased Backspin

2009 : First Set of Irons with Variable Thickness Titanium Face with a COR tested at 0,829 (R&A)

If you wish to contact me for more info on the subject :

arnaud@33golflab.com

Rendez à César ce qui appartient à César !

Tom Whishon, club builder and fitter

Cette allocution, que l’on retrouve dans le Nouveau Testament (« Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu »), est désormais devenue expression courante pour exprimer le mérite que l’on doit attribuer d’une chose (son origine) à son auteur.

Dans le monde du golf, il est hélas bien rare que l’on rende hommage à ceux qui sont à l’origine de véritables innovations. Pire, certains arrivent à s’en attribuer l’origine à force de matraquage publicitaire : « repetition is persuasion » disait ainsi Ted Bates, un des fondateurs de la théorie publicitaire.

Alors pour ceux qui parmi vous jouent des clubs de Tom Wishon, et dont les partenaires de jeu parfois se moquent en disant « c’est quoi cette marque ? », voici quelques repères chronologiques qui leur permettront j’espère, à leur prochaine partie, de leur donner de quoi réfléchir… la liste décrite ci-dessous n’est pas exhaustive ! A ce jour, Tom a accumulé 50 brevets qui le placent en tête, et de loin, de toutes les innovations majeures dans le domaine de l’équipement de golf de ces 20 dernières années. Tom est en pré-retraite depuis 2017 mais je sais qu’il travaille toujours à de nouvelles innovations !

DRIVER DESIGN

1994 : première tête de driver en bois persimon avec un volume supérieur à 250cc

1996 : première tête de driver avec un système de poids au talon pour renforcer le draw

1997 : première tête de driver en métal avec un volume supérieur à 350cc

1997 : premier driver avec une face trampoline « cup face » en titane

2000 : premier driver « illégal » dépassant la limite légale de COR de 0,830 (pour la marque Snake Eyes)

2001 : premier driver avec une face de loft constante (Constant Roll Technology) pour homogénéiser l’angle de lancement

2004 : premier driver avec un centre de gravité reculé de plus de 40mm en arrière de la face pour augmenter l’angle de lancement

2006 : premier driver « illégal » à dépasser un COR de 0,900

IRON & WEDGE DESIGN

1995 : premières têtes de fer à utiliser le procédé « CNC Milled »

1997 : premières têtes de fer à utiliser une face en titane pour plus d’effet trampoline

2000 : premières têtes avec un corps forgé et face fine pour plus d’effet trampoline

2007 : premier wedge CNC Milled à utiliser des « micro rainures » pour augmenter le backspin

2010 : premières têtes de fers forgés à s’approcher de la limite légale de 0,830 de COR

FAIRWAY & Hybrid DESIGN

1995 : premier bois de parcours à utiliser une ferrule adaptable pour changer l’angle de la face et le lie 

1998 : première tête de bois de parcours à utiliser du « maraging steel » pour augmenter le COR

2004 : premier bois de parcours à atteindre la limite de 0,830 de COR

2008 : premier hybride avec un COR maximum légal de 0,830 et un shaft de bois de 0,335

 

Pour toute question relative à ce sujet : arnaud@33golflab.com

WISHON 590DIH, un « driving iron » bluffant !

590DIH-2015-Glam

Depuis quelques années, on voit de plus en plus de joueurs professionnels utiliser ce qu’il est désormais convenu d’appeler des « driving irons », longs fers avec des semelles larges (rappelant un bois ou un hybride) proposés en principe dans des lofts allant de 24° à 16° selon les fabricants.

L’occasion pour nous de présenter le modèle lancé par Tom Wishon, baptisé 590DIH, disponible en numéro 2 (18°), numéro 3 (21°) et numéro 4 (24°), et de voir en quoi il est unique sur cette « niche » en principe réservée aux très bons joueurs, en tout cas des joueurs disposant d’une vitesse de club suffisante pour tirer profit de ce type d’outil.

Mais tout d’abord, faisons un petit rappel historique du matériel !

Depuis les débuts du golf, les fabricants ont presque toujours proposé des longs fers avec des lofts très fermés.

On se souvient notamment du fabuleux coup de fer 1 de Jack Nicklaus à l’US Open de Pebble Beach, en 1972, sur le trou numéro 17 (par 3 de 200 mètres au bord de l’océan) : Lire la suite…

nanotubes

Peut on encore parler de shaft en « graphite » ?

Article rédigé par Arnaud Maurin / 33GOLFLaB, Juin 2017

Il serait trop long et fastidieux ici de rappeler toutes les évolutions des shafts, mais pour aller à l’essentiel :

> les shafts en bois « hickory » ont régné sur le golf jusqu’à la fin des années 1920.

> à partir des années 30, l’acier devient prédominant, introduit par la société APOLLO qui fabriquait des cannes à pêche. TRUE TEMPER devient ensuite le leader de ce marché.

> les premiers shafts en graphite remontent au début des années 70. C’est Frank Thomas, ingénieur chez SHAKESPEARE SPORTING GOODS COMPANY qui lança les premiers modèles.

> En 1972, un ingénieur aéronautique, James Flood, lance sa version graphite et la marque ALDILA voit le jour.

> A la fin des années 70, les shafts en graphite deviennent très populaires mais doivent leur survie à l’introduction du boron qui vont permettre de stabiliser le torque (résistance à la torsion) qui était la grande faiblesse du graphite par rapport à l’acier.

> Depuis les années 2000, le graphite est devenu le matériau de référence dans les bois, mais l’acier reste prédominant dans les fers et les wedges

Mais au fait, comment fabrique t-on un shaft « graphite » ?

Les procédés de fabrication d’un shaft « graphite » ou « composite » sont tenus relativement secrets d’un fabricant à l’autre, mais ils suivent tous les mêmes étapes.

1- sélection des matériaux qui vont composer le shaft : de 3 à 30 couches sont possibles ! Plus un shaft a de de couches, plus il est lourd et rigide … et vice versa.

2 – « mixage » des différentes couches de matériaux selectionnés entre elles ; peut se faire de façon artisanale en phase de prototype (à la main, voir vidéo ci-dessous) ou en série par des robots. Ces couches sont « roulées » autour d’un axe an acier que l’on appelle un mandrel, pour former une base brute que l’on appelle pre-preg. Les fibres utilisées pour former le shaft vont varier en poids et en densité / rigidité, c’est ce que l’on appelle le modulus du shaft.

Cette notion de « modulus » est extrêmement importante pour la qualité d’un shaft. La plupart des shafts « graphite » ont un modulus ou grade de l’ordre de 15 à 25 TON. Nous en reparlerons plus loin avec l’introduction actuelle sur certains shafts de grades de 40T !

3 – Enroulées autour du mandrel (tige métallique dont le diamètre peut varier), le shaft est prêt a rentrer dans sa phase de collage à chaud : environ 1 heure trente dans un four à environ 150°C.

4 – le shaft est ensuite poncé pour éliminer toutes les imperfections, puis nettoyé

5 – les éléments graphiques (logo, …) sont ensuite appliqués au shaft

Cette vidéo de FUJIKURA montre bien ces 5 phases :

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Quelles sont les dernières évolutions ?

Force est de constater que depuis 2010, les progrès des nouvelles technologies et nouveaux matériaux (nanotubes de carbone en tête) sont allés plus vite que jamais, permettant l’introduction de shafts composite ultra sophistiqués permettant de couvrir un panel de joueurs de plus en plus vaste, du professionnel du Tour jusqu’au débutant sénior.

Beaucoup des nouveaux shafts dit « graphite » sont aujourd’hui des composites. Ils sont un mélange de fibre de carbone, de fibres de métal, de fibres de verre, de fibres acryliques, de mailles métalliques, de kevlar, de boron, d’aluminium … et des résines epoxy pour coller le tout.

Ces combinaisons multiples augmentent la résistance et diminuent le poids.

On voit arriver aujourd’hui des shafts composite (voir plus bas : VEYLIX) avec des résistances de l’ordre de 40TON … conséquence ? Après sa mise en torsion dans la phase de transition, le shaft va se remettre dans une position neutre de façon beaucoup plus franche et régulière qu’un shaft de 15 ou 20TON. Résultat sur les fairways : moins de dispersion latérale et frontale (distance plus régulière d’un coup à l’autre).Et ça, c’est une évolution de taille, qui fait craindre à certains la disparition de l’acier dans les 10 prochaines années …

Enfin, ces nouveaux shafts dits composite permettent de créer des profils de flexion (bend profile) différents. C’est ainsi que GRAPHITE DESIGN, un des leaders du marché, propose pas moins de 9 shafts TOUR AD !

Tour-AD-Comparison-Chart-TP

Autre exemple récent, le shaft TENSEI fabriqué par MITSUBISHI RAYON : ce shaft est une combinaison de 11 matériaux différents. Le tip (partie basse du shaft) a été chargé en Boron, ce qui diminue légèrement le torque. Une couche de Kevlar a été utilisée au niveau du Butt (partie haute) du shaft, ce qui devrait avoir pour incidence une diminution de la dispersion pour les swing les plus agressifs lors de la phase de transition. A noter que le shaft TENSEI est disponible en 3 versions (3 profils de flexion différents) : le blue, le white et le orange.

Golf Shaft-Type_TE CK PRO Series v2

Pour conclure, voici un tour d’horizon des nouveaux noms de fabricants de shafts « composite » avec lesquels il va falloir compter dans le futur !

1. AEROTECH

Première entreprise américaine à fabriquer un bâton de hockey en composite approuvé par le NHL, AEROTECH se lance dans les shafts de golf en fibre d’acier en 1994 et devient rapidement célèbre avec le modèle STEELFIBER proposé dans plusieurs poids (de 70 à 125 grammes), d’abord dans les fers, puis les hybrides et bois de parcours. Son succès est rapide et retentissant, avec la victoire de Matt KUCHAR en 2012 au Players Championship de Sawgrass. Il sera vite suivi par Brandt SNEDEKER qui joue le modèle i95 dans ses fers.

Les shafts AEROTECH sont constitués de fibres de carbone au cœur, puis de fibres d’acier sur le pourtour du shaft, le rendant proche de l’acier pour sa robustesse, mais à des poids et une douceur que l’on ne trouve que dans le graphite. Chaque filament de fibre d’acier fait 1/10ème du diamètre d’un cheveu humain ! A ce jour, AEROTECH est la marque de composite la plus jouée sur le Tour Sénior, mais aussi sur le LPGA (circuit féminin).

Pour en savoir plus :

https://aerotechgolfshafts.com/

2. ARTHUR XTREME ENGINEERING

Après avoir longtemps travaillé pour la marque GRAFALLOY, l’ingénieur aéronqutique Arthur ROBIN décide de créer sa propre gammes de shafts baptisés XCALIBER, vers 2010. Il part du constat qu’il peut réussir à créer des shafts très consistants dans leur fabrication (de shaft à shaft) par une fabrication plus artisanale.

Ces shafts sont des composite de carbone, acier, fibre d’acier et fibre de verre.

Le modèle TOUR PRO est considéré (et mesuré) comme le shaft au tip le plus raide du marché, ce qui en fait un shaft particulièrement adapté aux très gros frappeurs souhaitant baisser le taux de spin sur leurs drives.

Pour la petite histoire, Arthur avait convaincu Gary PLAYER de jouer son modèle PROLITE (du temps de GRAFALLOY) lors d’une rencontre au Masters d’Augusta … il y a 20 ans de cela !

Pour en savoir plus :

http://xcalibershafts.com/

3. ACS EUROPE

Marque Allemande lancée récemment et très discrète dans sa communication !

Le shaft ACS est fait d’une combinaison de fibres de carbone d’aluminium, de basalt et Kevlar.

Ces shafts sont très rares et utilisés sur l’European Tour par Nicolas Colsaerts et Bernd Ritthammer.

Pour en savoir plus :

http://acs-schaftmanufaktur.com/

4. VEYLIX

S’il y a bien une marque de shaft qui a su se faire remarquer dans les 5 dernières années et provoquer un « buzz » considérable sur les forums spécialisés comme GWRX, c’est bien VEYLIX et ses shafts aux noms exotiques comme ALPINA, ROME, ROUGHNECK, et le dernier et très spectaculaire ARCANE, premier shaft avec des cristaux liquides intégrés qui change de couleur au soleil et à l’ombre ! VEYLIX a été lancée par un ancien ingénieur de chez MATRIX, marque Japonaise très réputée.

Ce qui a vraiment lançé la marque, c’est son audace de lancer des shafts ultra premimum grade avec des résistances revendiquées de 40TON, ainsi que des graphismes sophistiqués.

VEYLIX préfigure l’état du marché des shafts de demain (à 10 ans environ) mais soulève le point critique : le coût de fabrication très élevé et le prix de vente public (500 euros le shaft!) de ces shafts, aujourd’hui réservés à une élite.

Les fabricants de shaft acier peuvent donc encore espérer plusieurs belles années de ventes, mais lorsque il sera possible de fabriquer des shafts composite à 40TON à bas coût … leur fin deviendra inéluctable, à notre modeste avis ! Ou alors sur un marché de niche, comme l’est devenu le hickory, pour les puristes du temps jadis !

Pour en savoir plus :

http://veylix.com/

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Le plus beau putter du monde ?

Je travaille depuis 6 mois avec RADIUS, une marque basée au RU  qui s’est spécialisée dans des putters haut de gamme aux designs très variés, et proposant des variations intéressantes de shafts (centré, avec offset, sans offset, …). Les têtes peuvent être réglées en loft, lie, sur demande.

La qualité de fabrication est optimale, beaucoup de têtes viennent du Japon où elles ont été forgées dans de l’acier carbone S20C, assurant une pureté de contact inégalée.

Aujourd’hui j’ai reçu les deux derniers exemplaires de leur modèle « Year of the Snake », qui a été produit à 50 exemplaires pour le monde !

Pour le plaisir des yeux et laisser une trace sur mon site, voici quelques photos que j’ai faites en ce retour du printemps et des cerisiers en fleur !

Sur les deux putters reçus , il me reste UN exemplaire à vendre, numéroté 34/50. Avis aux amateurs de beaux objets !

Plus d’infos sur la marque RADIUS :

http://www.radiusputters.com/

yos1

yos2

yos3 !

ARGOLF, une réussite à la Française !

headerARGOLF

En 2010,un couple de deux ingénieurs aéronautiques passionnés de golf, Sonia et Olivier COLAS, décident d’utiliser leur savoir faire en design et ingéniérie aéronautique et créent une marque spécialisée dans les putters de golf qu’ils vont baptiser ARGOLF , « AR » pour Côtes d’Armor en Bretagne. Un pari fou pour deux raisons : tout d’abord, une concurrence internationale croissante sur ce segment de golf, largement dominée par des marques américaines de renom (Scotty Cameron, Odissey, PING, NIKE, CLEVELAND …) mais aussi car jamais une marque française n’avait réussi à se creuser un sillon dans l’industrie des clubs de golf.

Et c’est pourtant en jouant la carte du « made in France » que cette petite PME aura réussi à s’imposer au bout de quelques années seulement !

Olivier et Sonia COLAS ont su imposer :

  • des composants de très grande technicité utilisant des matériaux nobles et résistants que l’on retrouve dans le domaine aéronautique : ALUMINIUM 7175 et Acier inoxydable 304 et 304L

  • des designs uniques inspirés par les légendes Arthuriennes aux noms si évocateurs : MORGANE, LANCELOT, ARTHUR, GRAAL, PERCEVAL, UTHER, …

  • une stratégie de gamme unique où, au lieu de changer et remplacer les modèles tous les deux ans (pratique généralisée à l’ensemble de la branche), tous les modèles restent en place et un nouveau modèle fait son apparition seulement si il apporte un « plus » à la gamme existante, grâce à une R&D au plus près des évolutions et besoins des joueurs du circuit

  • une fabrication dans le respect de normes environnementales strictes

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En 2015, suite à des rencontres sur le sol américain avec de grands noms du golf, Olivier et Sonia décident d’installer leur siège social dans la ville de Jupiter, en Floride. Avec Larry Bobka, ancien joueur professionnel et Instructeur, ils mettent en place le ARGOLF PUTTING LAB, centre dédié au fitting de putter.

Les putters sont toujours fabriqués en Bretagne, mais distribués essentiellement désormais sur le continent américain.

Les joueurs professionnels (il n’est pas possible de communiquer officiellement sur tous les joueurs) qui jouent actuellement les putters ARGOLF sont les suivants, la plupart sur le Champions Tour américain (Tour Sénior) :

– Rocco Mediate (ambassadeur de la marque depuis 01/2017)

– Mark Calcavecchia

– John Daly

– Sandy Lyle

– Jesper Parnevik (vainqueur sur le Champions Tour)

– Maha Haddioui, la seule joueuse Arabe sur le LET

– Patricia Meunier Leboucq

– Mark Farry

– Andrew Svoboda

Pour plus de renseignements :

http://www.argolfparis.com/fr/

https://www.argolfusa.com/

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