STERLINGS : l'heure du bilan !

STERLINGS : l’heure du bilan !

Voici déjà deux ans que les clubs STERLINGS, série de fers à taille unique , sont sortis sur le marché. Et le succès est au rendez-vous dans de nombreux pays !

Deux ans et l’occasion pour nous de dresser un premier bilan, basé sur l’observation (en fitting) mais surtout les retours d’expérience des nombreux golfeurs venus nous voir pour le montage de leur série sur mesure.

1 Les avantages des fers STERLINGS (Tom WISHON) taille unique 

  • simplification considérable du swing avec toujours le même plan de swing, la même posture, la même position de la balle dans le stance, le même chemin de club et le même angle d’attaque. Donc un swing beaucoup plus répétitif. Comme le montre le dessin ci-dessous :

en rouge : série de fers traditionnelle

en bleu : série de fers STERLING

 

  • des sensations identiques pour tous les clubs : même poids global, même équilibre (swingweight), même flexibilité des shafts, même point de flexion des shafts, même « lie ». Tout cela déterminé durant un fitting complet avec un clubmaker expérimenté.
  • une frappe plus régulière : davantage de centrage de balle ce qui équivaut à une meilleure compression de balle (voir croquis ci-dessous) :

en blanc : fer 5 traditionnel

en bleu : fer 5 STERLING

 

  • Moins de dispersion latérale et en distance. Sachant que la probabilité de rentrer un putt augmente de façon exponentielle avec la distance au trou, cette diminution de la dispersion a une incidence considérable sur le score au putting
  • réduction des grattes et des top grâce à la même posture et plan de swing, notamment au chipping car le lie est identique sur tous les fers
  • un étalonnage (distance) parfaitement cohérent entre les fers
  • la possibilité de montage sur mesure à taille de fer 8 (36,5 pouces) ou 36,75 ou 37 (fer 7) ou 37,5 en fonction des morphologies
  • Une progression du scoring beaucoup plus rapide pour les débutants et golfeurs moyens qui ne se débattent plus avec leur fers tous différents
  • la possibilité de commander au clubmaker des fers à l’unité et de compléter au fur et à mesure la série si besoin. Les STERLINGS sont disponibles du fer 4 jusqu’au lob wedge, pour droitier et gaucher
  • Un design des têtes calibré pour « plaire » à une majorité de golfeurs de tous niveaux (semelle ni trop fine ni trop épaisse, offset dans la moyenne)
  • les STERLINGS sont disponibles en version droitier et gaucher

 

2 Mise en garde sur les STERLINGs

  • le temps d’adaptation à des clubs de même taille, demandant une phase de practice voire des cours avec un enseignant pour bien mettre en place sa posture et son swing
  • le bruit métallique des fer 7 et au delà avec une face trampoline au COR maximum (0,83) qui peut surprendre au début
  • les golfeurs à faible vitesse (femmes, séniors) devront sans doute s’arréter au fer 7 ou fer 6, et compléter leur série avec des hybrides conventionnels ou des bois de parcours pour s’assurer d’un bon étalonnage. Seul un fitting élaboré permet de le dire. Mais on peut arguer que cette problématique est la même avec une série de longueur traditionnelle (difficulté de « lever » un fer 6, 5 ou 4 et de gagner en distance par rapport à un fer 7).
  • Alors que beaucoup d’utilisateurs apprécient le confort des wedges de même longueur que les autres fers, certains, au contraire, préféreront, notamment pour les Lob wedge et Sand wedge, une longueur plus traditionnelle.

 

En résumé, les STERLINGs ne sont pas une panacée. On peut parfaitement leur préférer des séries à longueurs plus traditionnelles et exceller avec de tels fers, mais il est certain que, pour la très grande majorité des golfeurs, ils sont d’un apport considérable dans l’amélioration du jeu et du plaisir que l’on en tire.

Et, après tout, n’est-ce pas quand même cela qui compte ?

Source pour les images : Golfaidreviews.org, mai 2019

 

Pour toute question sur cette série révolutionnaire :

Arnaud (Bordeaux) : arnaud@33golflab.com

 

Le driver parfait n’existe pas

par Arnaud Maurin

Septembre 2017

Bon, le titre n’est peut être pas le meilleur : le driver parfait peut exister, mais cela demanderait à un clubmaker de tester environ 1,5 millions de combinaisons possibles pour un golfeur en particulier.

Nous ferons le calcul plus tard.

Mais tout d’abord, qu’est ce qu’un driver parfait ? Après tout, y a t-il un vin parfait ? Un swing de golf parfait ? Une parfaite entreprise où travailler ?

Cela peut sembler trivial mais c’est précisément là où les choses sont si difficiles lors d’un fitting.

Mais disons, pour simplifier, que le driver parfait serait celui qui envoie la balle le plus loin, et le plus droit. On peut penser que ce serait la réponse de 95% des golfeurs, et que seuls une poignée répondraient « celui avec lequel je peux donner des effets à la balle » ou « celui qui donne le plus de roule » ou « celui qui a le meilleur son à l’impact ».

Retour au calcul des combinaisons.

Après 7 ans de fitting et de clubmaking pour des golfeurs de tous horizons et tous niveaux, je peux affirmer sans hésiter que le driver est le club le plus dur à fitter.

Pourquoi ? Car justement c’est celui dont les combinaisons sont si élevées par rapport aux autres clubs.

Voici ces combinaisons.

LONGUEUR

Sujet très débatu ! La longueur maximale autorisée est de 48 inches, qu’utilisent les compétiteurs de long drive. Longueur moyenne en boutique : 45 ». longueur moyenne sur le PGA américain : 44,5 ». Ricky Fowler (2017) : 43,75 ». Moyenne sur le PGA dans les années 70 : environ 43 »

Cela fait un gap de 5 ». Si l’on résonne de demi inches en demi inches, cela donne 11 combinaisons.

La longueur du driver a une influence forte sur la distance, la précision, et le feeling.

LOFT

Paramètre clé dans la distance et la hauteur de balle : quel loft optimal devrions nous jouer ? La réponse est à la fois simple (si l’on raisonne en portée de balle pure) et compliquée (si l’on raisonne avec la portée et la roule de balle).

Les lofts sur les faces de driver peuvent varier de 8° (je ne prends pas en compte les lofts de 5° et en dessous des champions de long drive) jusqu’à 15°. Cela fait déjà beaucoup de combinaisons.

Mais, ce n’est pas si simple !

D’abord, car les lofts sur un driver ne sont pas constant : la face est bombée du haut vers le bas (« roll ») et on peut tout à fait avoir des écarts de 7° en bas de la face, 10,5° au milieu, et 14° en haut de la face … pour un driver estampillé « 10,5° ». Donc, en fonction de l’endroit où vous tapez la balle, le résultat ne sera pas le même !

A ma connaissance, il n’existe qu’un seul driver sur le marché à avoir une face avec loft constant.

Ensuite, car la réalité de la fabrication ds têtes en masse montre que tous les modèles ont des marges de tolérance : lorsqu’on mesure un driver marqué « 10,5 », au milieu de la face, on peut tout a fait avoir des écarts allant de 8 à 12°

Pour simplifier, disons qu’il y a donc au moins 10 combinaisons possibles de loft sur un driver.

FACE ANGLE (angle de face)

Ce paramètre a une influence imporante sur la direction des coups : de 2° fermé à 2° ouvert, lequel correspond le mieux à votre swing ?

Ici aussi, nous avons environ 10 combinaisons.

LIE ANGLE (angle de lie)

Ce paramètre n’est pas aussi important que sur des fers, la plupart des drivers varient de 58° à 60°.

Mais, pour des golfeurs très grands, ou très petits, il peut s’avérer important en termes de précision.

Prenons 5 combinaisons, de 2° flat à 2° upright.

POIDS DU SHAFT

La tendance, depuis que j’ai démarré mon activité, a été des shafts de driver de plus en plus légers … En 2017 il y a désormais des shafts en dessous de 40 grammes ! Mais « léger » n’est pas pour tout le monde. Il peut aider certains golfeurs à générer plus de vitesse, mais sera un mauvais choix pour d’autres.

Si l’on se base de 10 en 10 grammes, de 40 à 80, nous avons 5 autres combinaisons.

FLEX DU SHAFT

Paramètre tellement débatu … et à raison, quand on sait que les fabricants de shafts n’ont pas les mêmes désignations de modèle à modèle … qu’est ce qu’un Regular ? Un Stiff ? Il n’existe pas de norme scientifique à ce jour pour cette codification, et il n’y en aura probablement jamais .

Si l’on démarre à L2 (ladies square) jusqu’à XXStiff … cela fait au moins10 combinaisons.

PROFIL DU SHAFT

La répartition de la rigidité est différente de shaft à shaft : Stiff en butt, soft en tip, stiff en tip … la liste est très longue ! Combien de combinaisons ? J’avoue ne pas savoir. Prenons en 10 pour simplifier.

SWINGWEIGHT

L’équilibre pour un driver peut aller d’environ C3 à D5 : 13 combinaisons supplémentaires.

Si nous devions arrêter les combinaisons possibles ici, nous avons déjà plus de 1,5 millions de choix possibles.

Mais on peut ajouter à l’équation :

  • le poids de la tête (de 190 à 210 grammes)
  • le centre de gravité qui influence le moment d’inertie, le launch, le spin
  • le COR (coef. of restitution) : la plupart des faces de driver sont aujourd’hui à la limite des 0,830, mais il existe encore ds tolérances de fabrication d’une tête à l’autre
  • le poids du grip : de 25 à 80 grammes
  • les contre poids : de 20 à 80 grammes
  • le point de flexion du shaft : bas, mid, haut
  • le torque du shaft : from 2° to 6°
  • etc …

J’espère que cet article permettra au lecteur de mieux comprendre la difficulté de comparer une marque de driver A contre une marque B, à moins de connaître les différents paramètres qui les composent. Beaucoup de « reviews » sur internet sur tel ou tel nouveau driver sont intéressantes, mais ne mentionnent pas suffisamment de paramètres (sur le loft réel, les caractéristiques de shaft …) pour un comparatif vraiment précis.

En tant que clubmaker, je dirai à un golfeur souhaitant améliorer ou changer de driver :

  • de bien faire vérifier certains paramètres clés (longueur, équilibre, loft réel, poids,;;;)
  • de ne pas prendre pour « argent comptant » ce que vous lisez sur votre driver, notamment le loft inscrit sur la semelle

Mais surtout, je lui dirai de prendre le temps de bien définir les pistes d’amélioration de son driver :

  • un driver qui donne plus de portée de balle ?
  • un driver qui donne plus de roule ?
  • un driver qui disperse moins ?
  • un driver qui réduise une tendance au slice / hook ?
  • un driver plus « comfortable » ?
  • un driver mieux adapté à tel type de terrain ? (mou, sec, étroit, …) ?

Il faut rester humble et ne choisir que une ou deux options.Sinon, on risque vraiment de passer à côté de « son » meilleur » driver.

arnaud@33golflab.com

The perfect driver does not exist

Written by Arnaud Maurin, independent clubmaker & clubfitter , owner of 33GOLFLAB

October 2017

OK, let me rephrase the title (it took me a while to find one) : the perfect driver MAY exist. But it would require a clubmaker to test about 1,5 million possible combinations for one particular golfer.

We will do the math later.

But, first and foremost … what IS a perfect driver ? After all, is there a perfect wine ? A perfect golf swing ? A perfect company to work for ?

This may sound trivial but it is precisely where it gets so tricky and difficult during a fitting. But, for the sake of the argument, let’s assume that the perfect driver would be the one that goes the furthest, and straightest. My humble guess is, if asked, this would be the answer from 95% of golfers in the world. I think only a fraction of golfers would spontaneously say « the one that I can shape the ball easily with : draw / fade, low / high » or « the one that gives me the more roll », or « the one that has the best sound at impact ».

Now, back to the math.

After 7 years of clubfitting and clubmaking for golfers of all skills and profiles, I can say without a doubt that the driver is, by far, the most difficult club to fit in a bag.

Why ? Because it is the only club for which the combinations are so important.

So, let’s take these combinations one by one.

LENGTH

Very much debated, and lots of research on this one … The maximum legal length for a driver is 48 », as used by the long drive competitors. Average found in a shop : 45 ». Average on the PGA Tour since 2010 : around 44,5 ». Shawn Clement : 44,25 ». Ricky Fowler (2017) : 43,75 ». Average on the PGA TOUR in the 70s : around 43 » …

This is a 5 » gap. 30 points of swingweight. If we think in terms of half inches, we have 11 possible combinations.

Needless to say, length has an obvious impact on : distance, accuracy, and feel.

LOFT

This is a huge one on distance and launch : what loft should you be playing ? The answer is both simple and intricate (simple if we think in terms of carry in the air, more intricate if we add the « roll » in the equation).

Lofts on most driver heads can vary from 8° (I am not taking into account the long drivers, with lofts starting at 5° and even below) to 15°. This is already a lot of combinations.

But it is … again … not so simple !

First, because there is a « roll » on driver heads : your 10,5° driver head may well have a loft of 7° at the bottom, 10,5° in the center, and 14° at the top. So, depending on where you strike the ball … not the same result. To my knowledge, there is only one driver head that has a constant roll, meaning a loft that remains about the same from top to bottom.

Secondly, because the reality of manufacturing driver heads shows that not all models of the same brand actually have the same loft that you see on them. Meaning : a « 10,5° model X » can vary pretty much between 8° to 12° (again, when measured in the center of the face).

For the sake of this argument, let’ say we have about 10 possible combinations as far as loft is concerned.

FACE ANGLE

This parameter will have an important influence on trajectory : from 2° closed to 2° open, which one suits your game better ?

Here we have, also, about 10 more combinations.

LIE ANGLE

This parameter is not as important as it is for irons, and most driver heads vary from 58° to 60°. But, for some golfers (very tall, or very short) it may become more important for accuracy, and trajectory.

Let’s assume 5 combinations, from 2° flat to 2° upright.

SHAFT WEIGHT

The trend, since I started building clubs, has been lighter and lighter … in 2017 we can witness driver shafts below 40 grams ! I have seen with my own eyes a 28 grams prototype from a Japanese company that has never been released, but pretty much MIGHT in a few years, considering how fast the trend is going. But again, light is not for everyone. It can be good for some golfers to gain distance, but detrimental to many others.

If we do the maths with only 10 grams increments, strating at 40 and ending at 80, we have at least 5 more combinations.

SHAFT FLEX

Probably the most debated one … and rightly so, when we understand that shaft manufacturers have different flex designations … after all, what is a Regular ? A Stiff ? An extra Stiff ? There is NO scientific norm in this industry, and probably will never be.

Starting at L2 (ladies square) all the way up to XXStiff … that’s at least 10 combinations.

SHAFT BEND PROFILE

Not a comprehensive list ! Butt stiff, soft mid, soft tip, stiff tip, butt soft … we all have heard these combinations. How many ? I have to confess that I don’t know.

Let’s take 10, otherwise, we could have a headache very soon.

SWINGWEIGHT

From C3 to D5 : 13 combinations of feel …

Well, if I were to stop here, we would already have more than 1,5 million possible combinations.

But we could add in the equation :

  • the head weight (from 190 grams to 210 grams)
  • the center of gravity (expressed in millimiters), which impacts the MOI, the launch, the spin
  • the COR (coef. Of restitution) : most heads are now at the limit of 0,830 but some heads have more COR than others, again, because of manufacturing processes and tolerances
  • the grip weight : from 25 to 80 grams
  • counterweights : from 20 to 80 grams
  • the bulge of the face : some variations (in degrees) from head to head
  • the bend point of a shaft : mid, high or low
  • the torque of the shaft : from 2° to 6°
  • etc …

I truly hope this article will « open the eyes » of so many golfers who, year in and year out, think that BRAND X has come up with the NEW best driver.

I see so many reviews on the web about « new driver A » or « driver A Vs. Driver B » that are interesting, but these reviews almost always fail to mention the actual loft, the length, the weight,the swingweight and so on … how is it possible, then, to make any fair comparison ?

As a clubmaker, I would say this to a golfer who wants to have a good driver, or wants to improve his current driver :

  • have your driver checked by a skilled person (length, loft, face angle,weight, …)
  • do not trust what you read on the face and on the shaft : have your loft measured for instance, and your shaft CPM’ed (shaft frequency). Just ask for basic numbers !

But most importantly … tell the person (fitter/salesman) precisely what would be YOUR perfect driver :

  • a driver that gives more distance overall (carry + roll)
  • a driver that gives more roll
  • a driver that gives more carry
  • a driver that gives a better dispersion
  • a driver that feels more comfortable
  • a driver that reduces a pull / slice … tendency
  • etc …

Be humble, only chose one or two options !

For more info :

arnaud@33golflab.com

nanotubes

Peut on encore parler de shaft en « graphite » ?

Article rédigé par Arnaud Maurin / 33GOLFLaB, Juin 2017

Il serait trop long et fastidieux ici de rappeler toutes les évolutions des shafts, mais pour aller à l’essentiel :

> les shafts en bois « hickory » ont régné sur le golf jusqu’à la fin des années 1920.

> à partir des années 30, l’acier devient prédominant, introduit par la société APOLLO qui fabriquait des cannes à pêche. TRUE TEMPER devient ensuite le leader de ce marché.

> les premiers shafts en graphite remontent au début des années 70. C’est Frank Thomas, ingénieur chez SHAKESPEARE SPORTING GOODS COMPANY qui lança les premiers modèles.

> En 1972, un ingénieur aéronautique, James Flood, lance sa version graphite et la marque ALDILA voit le jour.

> A la fin des années 70, les shafts en graphite deviennent très populaires mais doivent leur survie à l’introduction du boron qui vont permettre de stabiliser le torque (résistance à la torsion) qui était la grande faiblesse du graphite par rapport à l’acier.

> Depuis les années 2000, le graphite est devenu le matériau de référence dans les bois, mais l’acier reste prédominant dans les fers et les wedges

Mais au fait, comment fabrique t-on un shaft « graphite » ?

Les procédés de fabrication d’un shaft « graphite » ou « composite » sont tenus relativement secrets d’un fabricant à l’autre, mais ils suivent tous les mêmes étapes.

1- sélection des matériaux qui vont composer le shaft : de 3 à 30 couches sont possibles ! Plus un shaft a de de couches, plus il est lourd et rigide … et vice versa.

2 – « mixage » des différentes couches de matériaux selectionnés entre elles ; peut se faire de façon artisanale en phase de prototype (à la main, voir vidéo ci-dessous) ou en série par des robots. Ces couches sont « roulées » autour d’un axe an acier que l’on appelle un mandrel, pour former une base brute que l’on appelle pre-preg. Les fibres utilisées pour former le shaft vont varier en poids et en densité / rigidité, c’est ce que l’on appelle le modulus du shaft.

Cette notion de « modulus » est extrêmement importante pour la qualité d’un shaft. La plupart des shafts « graphite » ont un modulus ou grade de l’ordre de 15 à 25 TON. Nous en reparlerons plus loin avec l’introduction actuelle sur certains shafts de grades de 40T !

3 – Enroulées autour du mandrel (tige métallique dont le diamètre peut varier), le shaft est prêt a rentrer dans sa phase de collage à chaud : environ 1 heure trente dans un four à environ 150°C.

4 – le shaft est ensuite poncé pour éliminer toutes les imperfections, puis nettoyé

5 – les éléments graphiques (logo, …) sont ensuite appliqués au shaft

Cette vidéo de FUJIKURA montre bien ces 5 phases :

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Quelles sont les dernières évolutions ?

Force est de constater que depuis 2010, les progrès des nouvelles technologies et nouveaux matériaux (nanotubes de carbone en tête) sont allés plus vite que jamais, permettant l’introduction de shafts composite ultra sophistiqués permettant de couvrir un panel de joueurs de plus en plus vaste, du professionnel du Tour jusqu’au débutant sénior.

Beaucoup des nouveaux shafts dit « graphite » sont aujourd’hui des composites. Ils sont un mélange de fibre de carbone, de fibres de métal, de fibres de verre, de fibres acryliques, de mailles métalliques, de kevlar, de boron, d’aluminium … et des résines epoxy pour coller le tout.

Ces combinaisons multiples augmentent la résistance et diminuent le poids.

On voit arriver aujourd’hui des shafts composite (voir plus bas : VEYLIX) avec des résistances de l’ordre de 40TON … conséquence ? Après sa mise en torsion dans la phase de transition, le shaft va se remettre dans une position neutre de façon beaucoup plus franche et régulière qu’un shaft de 15 ou 20TON. Résultat sur les fairways : moins de dispersion latérale et frontale (distance plus régulière d’un coup à l’autre).Et ça, c’est une évolution de taille, qui fait craindre à certains la disparition de l’acier dans les 10 prochaines années …

Enfin, ces nouveaux shafts dits composite permettent de créer des profils de flexion (bend profile) différents. C’est ainsi que GRAPHITE DESIGN, un des leaders du marché, propose pas moins de 9 shafts TOUR AD !

Tour-AD-Comparison-Chart-TP

Autre exemple récent, le shaft TENSEI fabriqué par MITSUBISHI RAYON : ce shaft est une combinaison de 11 matériaux différents. Le tip (partie basse du shaft) a été chargé en Boron, ce qui diminue légèrement le torque. Une couche de Kevlar a été utilisée au niveau du Butt (partie haute) du shaft, ce qui devrait avoir pour incidence une diminution de la dispersion pour les swing les plus agressifs lors de la phase de transition. A noter que le shaft TENSEI est disponible en 3 versions (3 profils de flexion différents) : le blue, le white et le orange.

Golf Shaft-Type_TE CK PRO Series v2

Pour conclure, voici un tour d’horizon des nouveaux noms de fabricants de shafts « composite » avec lesquels il va falloir compter dans le futur !

1. AEROTECH

Première entreprise américaine à fabriquer un bâton de hockey en composite approuvé par le NHL, AEROTECH se lance dans les shafts de golf en fibre d’acier en 1994 et devient rapidement célèbre avec le modèle STEELFIBER proposé dans plusieurs poids (de 70 à 125 grammes), d’abord dans les fers, puis les hybrides et bois de parcours. Son succès est rapide et retentissant, avec la victoire de Matt KUCHAR en 2012 au Players Championship de Sawgrass. Il sera vite suivi par Brandt SNEDEKER qui joue le modèle i95 dans ses fers.

Les shafts AEROTECH sont constitués de fibres de carbone au cœur, puis de fibres d’acier sur le pourtour du shaft, le rendant proche de l’acier pour sa robustesse, mais à des poids et une douceur que l’on ne trouve que dans le graphite. Chaque filament de fibre d’acier fait 1/10ème du diamètre d’un cheveu humain ! A ce jour, AEROTECH est la marque de composite la plus jouée sur le Tour Sénior, mais aussi sur le LPGA (circuit féminin).

Pour en savoir plus :

https://aerotechgolfshafts.com/

2. ARTHUR XTREME ENGINEERING

Après avoir longtemps travaillé pour la marque GRAFALLOY, l’ingénieur aéronqutique Arthur ROBIN décide de créer sa propre gammes de shafts baptisés XCALIBER, vers 2010. Il part du constat qu’il peut réussir à créer des shafts très consistants dans leur fabrication (de shaft à shaft) par une fabrication plus artisanale.

Ces shafts sont des composite de carbone, acier, fibre d’acier et fibre de verre.

Le modèle TOUR PRO est considéré (et mesuré) comme le shaft au tip le plus raide du marché, ce qui en fait un shaft particulièrement adapté aux très gros frappeurs souhaitant baisser le taux de spin sur leurs drives.

Pour la petite histoire, Arthur avait convaincu Gary PLAYER de jouer son modèle PROLITE (du temps de GRAFALLOY) lors d’une rencontre au Masters d’Augusta … il y a 20 ans de cela !

Pour en savoir plus :

http://xcalibershafts.com/

3. ACS EUROPE

Marque Allemande lancée récemment et très discrète dans sa communication !

Le shaft ACS est fait d’une combinaison de fibres de carbone d’aluminium, de basalt et Kevlar.

Ces shafts sont très rares et utilisés sur l’European Tour par Nicolas Colsaerts et Bernd Ritthammer.

Pour en savoir plus :

http://acs-schaftmanufaktur.com/

4. VEYLIX

S’il y a bien une marque de shaft qui a su se faire remarquer dans les 5 dernières années et provoquer un « buzz » considérable sur les forums spécialisés comme GWRX, c’est bien VEYLIX et ses shafts aux noms exotiques comme ALPINA, ROME, ROUGHNECK, et le dernier et très spectaculaire ARCANE, premier shaft avec des cristaux liquides intégrés qui change de couleur au soleil et à l’ombre ! VEYLIX a été lancée par un ancien ingénieur de chez MATRIX, marque Japonaise très réputée.

Ce qui a vraiment lançé la marque, c’est son audace de lancer des shafts ultra premimum grade avec des résistances revendiquées de 40TON, ainsi que des graphismes sophistiqués.

VEYLIX préfigure l’état du marché des shafts de demain (à 10 ans environ) mais soulève le point critique : le coût de fabrication très élevé et le prix de vente public (500 euros le shaft!) de ces shafts, aujourd’hui réservés à une élite.

Les fabricants de shaft acier peuvent donc encore espérer plusieurs belles années de ventes, mais lorsque il sera possible de fabriquer des shafts composite à 40TON à bas coût … leur fin deviendra inéluctable, à notre modeste avis ! Ou alors sur un marché de niche, comme l’est devenu le hickory, pour les puristes du temps jadis !

Pour en savoir plus :

http://veylix.com/

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Fabrication des têtes VEGA au japon

Voici une vidéo qui montre toute la philosophie et les étapes de fabrication des têtes forgées Vega à Kobe, au Japon :

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Le 15ème club

Article rédigé par Clément DUBOURG, opticien (et golfeur passionné).

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Cela semble une évidence, mais rappelons le : le golf est un sport de cible. Certes la technique et le mental ont leur importance mais il reste un jeu d’adresse où la vue est sollicitée à chaque instant, notamment sur les greens lors de la lecture des pentes. Il est donc important de bien voir pour mieux jouer ou simplement profiter de la beauté du parcours le jour où le swing nous abandonne.

Vous ne l’avez peut être pas remarqué en regardant les tournois à la télévision, que ce soit le PGA, EPGA, LPGA ou le champions Tour, mais il est rarissime de voir un ou une joueuse pro avec des lunettes. Quelques exceptions notables cependant  : Kenny Perry, Hale Irwin ou encore Padraig Harrigton.

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Une étude de l’INSEE de 2012 nous dit pourtant que deux français sur trois portent des lunettes correctrices :

90% +55ans

49% 18-54ans

On peut alors se poser 3 questions:

– les joueurs se privent d’une vision performante ?

– ils portent des lentilles de contact ?

– ils ont subit une opération au laser ?

Vous l’aurez compris, les opérations par chirurgie et le port de lentilles sont les plus courantes sur les circuits pro.

Nous allons passer en revue les défauts et les corrections les plus adaptées au golfeur.

I. Les défauts visuels et le golf

  1. Le golfeur et la myopie

Le myope a une mauvaise vision de loin, mais voit très bien de près, ce qui ne lui apporte rien pour la pratique de son sport favori.

En général il joue avec ses lunettes et ne les quitte pas. Il faut donc des lunettes avec un bon champ visuel et assez stables pour éviter d’être gêné lors du swing .

Les lentilles, quant à elles, vont présenter plusieurs avantages, notamment donner un maximum de confort par rapport au champ visuel et une bonne qualité de vision. Elles sont également plus confortables par temps pluvieux ou par temps chaud (pas de formation de buée dans ces deux cas).

Surtout elles redonnent une vision plus naturelle car les verres pour corriger la myopie ont un effet loupe inversé : et oui , le myope y voit en réalité plus petit avec les lunettes.

Le port de lentilles évitera donc une modification de la vision du parcours.

  1. le golfeur et l’hypermétropie

Les cas d’hypermétropie représentent la majeure partie d’entre vous.

L’hypermétrope y voit très bien de loin et de près mais cela lui demande un effort accommodatif, un peu comme une mise au point avec un appareil photo, pouvant entrainer des maux de tête. En général, il joue sans lunettes sauf si la correction est importante.

Les lunettes sont une bonne solution pour lui. Les verres corrigeant l’hypermétropie sont des verres convexes entrainants un effet grossissant. Les lentilles ont des avantages mais a l’inverse du myope (effet rapetissant des verres correcteurs) il perd l’effet grossissant des lunettes.

  1. le golfeur et l’astigmatisme

L’astigmatisme est une déformation de l’œil qui entraine une déformation des images sur la rétine. C’est un défaut est très gênant car il déforme la vision au niveau des horizontales et des verticales. L’œil ne peut pas compenser tout seul l’astigmatisme, seul les lunettes et les lentilles peuvent redonner un confort de vision (il est parfois difficile de corriger certains astigmatismes par des lentilles de contact). La correction joue un rôle très important notamment dans la lecture des pentes et surtout la qualité de vision.

  1. le golfeur presbyte

Il porte des verres progressifs, le plus délicat pour la pratique du golf car ce sont des verres qui engendrent des déformations (du fait qu’il y ait trois corrections dans le verre : dans le haut la vision de loin, au milieu la vision intermédiaire et dans le bas la vision de près) qui sont très gênantes notamment dans la vision dynamique et à l’adresse.

De nombreux joueurs et joueuses préfèrent se passer de lunettes car ils ne sont pas à l’aise avec.

Le bas du verre sert pour la vision de près ce qui correspond à une vision nette à 40cm. Or, à l’adresse, la balle se trouve entre 1m50 et 1m80. Il est donc impossible d’avoir une posture naturelle avec un équipement progressif dit « traditionnel »

II. les solutions aux verres progressifs

Heureusement, il existe des solutions qui vont permettre de réduire considérablement (et non enlever) la gène du verre progressif.

*La première : jouer avec des lunettes de loin

Avantages : champ visuel le plus performant et aucune déformation

Inconvénients : on ne peut pas lire avec et ce sera une utilisation restreinte.

*La seconde : un verre ‘’sport’’ qui reste un progressif mais qui privilégie la vision dynamique et le champ visuel. La zone de vision de près est réduite elle a donc moins d’impact a l’adresse.

Avantages : – champ visuel en vision de loin élargie

– réduction des effets de tangage

– excellente vision dynamique

– possibilité de lecture (noter un score par exemple)

– polyvalence ( conduite, plage ,ville)

Inconvénients : – cela reste un verre progressif

*La troisième : un verre pour la conduite

Et oui : il a en effet un champ visuel panoramique en vision de loin et aussi en vision intermédiaire : la balle a l’adresse.

C’est le verre qui , dans la pratique du golf, donne le meilleur compromis.

Avantages :

  • champ visuel panoramique en vision de loin et vision intermédiaire
  • possibilité de les porter pour conduire et se balader

Inconvénients : peu de vision de près mais vous pouvez tout de même lire mais avec moins de confort qu’un progressif traditionnel

III. Solution pour le non presbyte

Un verre traditionnel vous donnera pleinement satisfaction, cependant la technologie est passée par là… elle permet aujourd’hui de fabriquer des verres sur mesure de haute définition (HD) qui sont taillés au laser et permettent d’augmenter le contraste de 30% sans aucune déformation dans le verre.

On retrouve alors une vision identique à celle des lentilles.

IV. Un peu de santé visuelle

Le golf est un sport d’extérieur, ce qui est merveilleux avec les verres optiques aujourd’hui c ‘est qu’en plus de vous corriger la vue ils vous protègent les yeux des UV grâce à la matière et aux traitements antireflets.

Une transmission à la lumière de 99,9% donne une transparence accrue et un filtre 100% UV protège un maximum.

V. Un choix infini

Le choix des verres est très important car il est personnalisé, on n’achète pas un verre de lunettes comme on achète un paquet de pâtes ! Il est impossible de choisir seul un verre car il existe :

4 traitements antireflets

4 matières de verres

53 teintes différentes

17 effets miroités

4 generations de verres

1 possibilité de faire des verres sur mesure

3 couleurs de verres polarisés

Pour vous simplifier le calcul cela donne environ 20000 possibilités car les traitements ne sont pas forcement compatibles entre eux.

Votre opticien aura dans ce cas un rôle très important car il doit vous aider à faire votre choix en s’intéressant à votre demande. Il devra aussi vous faire essayer au préalable la correction pour vous mettre en situation et vous faire plusieurs propositions adaptées à vos besoins.

Vous l’avez bien compris la vision a un rôle très important dans le GOLF, un équipement adapté peu vraiment vous changer la vie et il peut devenir votre 15ème club !

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Pour toute question à Clément DUBOURG sur ce sujet : dub47@hotmail.fr

Peaufiner le chipping avec les « grinds » d’un wedge

Dans cette vidéo : comment utiliser les « grinds » d’un wedge VEGA 58° pour un chip en montée et en descente.

Lien wedges VEGA : http://vega-golf.com/

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Footwork : l’importance des pieds dans le swing

Voici une vidéo / montage qui s’adresse à tout niveau de golfeur. Vos commentaires les bienvenus !

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S’améliorer au driving : regardez le LPGA plutôt que le PGA …

L’autre jour à une remise des prix, section « gagnant du concours de drive » (sur un par 4 de 350 mètres) une femme s’est vue remettre le prix. Pendant que j’applaudissais sur sa distance (225 mètres) j’ai entendu cette phrase sarcastique d’un homme juste à côté de moi : « 225 mètres … du green! ».

J’aurais aimé avoir à ce moment là les tableaux tirés d’une étude effectuée pendant l’année 2015 par TRACKMAN sur le LPGA, le PGA et 1000 joueurs amateurs que je vais vous décortiquer ici !

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Conversations avec Tom WISHON (1)

Depuis mes débuts de Clubmaker, j’entretiens pas mal de correspondances avec celui que je considère comme la personne la plus compétente en équipement de golf (42 ans de clubmaking au plus haut niveau, designer de têtes et de shafts couronnés régulièrement aux USA et en Grande Bretagne, écrivain, conférencier), je veux parler bien sûr de Tom WISHON.

Je vous livre ici des extraits de cette correspondance, regroupés sur la thématique du DRIVER … que j’ai pris le soin de traduire en Français. vos commentaires sont les bienvenus, bonne lecture !

Arnaud : Tom, je viens juste de lire ton article sur les mythes à propos de shafts « low spin, high launch ». Si je suis ton raisonnement, cela n’existe pas ? Donc un shaft ne peut être que low launch/ low spin OU high launch/high spin ?

Tom : les shafts peuvent aller de low/low à high/high sur une échelle assez importante, mais du point de vue de la conception du profil d’un shaft, on ne peut pas créer un shaft high/low ou low/high. La raison tient à la façon dont un shaft se tord vers l’avant durant le downswing. Le shaft se tord sur toute sa longueur dans une courbe continue. Si le shaft est plus rigide il se tordra moins vers l’avant ce qui diminuera le loft dynamique à l’impact ; si le shaft est plus souple il se tordra davantage vers l’avant et augmentera le loft dynamique à l’impact. Tu ne peux pas avoir un shaft qui augmente le launch et baisse le spin en même temps et vice versa ! Read more…

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